10 mai 2008

NON A LA DEPENALISATION DU CANNABIS

LA DEPENALISATION EST UNE ERREUR,ELLE MENE A RENDRE ESCLAVES LES ADOLESCENTS.

Les note récentes du site:

Le 23 septembre 2007 "CANNABIS,LE LEURRE  DE LA DEPENALISATION"

Le 25 septembre "DEPENALISATION DU CANNABIS:DES ENFANTS ESCLAVES"

avaient relaté les articles du Journal britannique The INDEPENDENT.

Un nouvel article du 4 avril lu sur le site The INDEPENDENT.CO.UK relate la difficulté du Premier Ministre Gordon Brown à repénaliser le cannabis face à l'opposition de son Conseil d'Experts sur l'usage abusif de la drogue.

Nos articles avaient rappelé les conséquences dramatiques de la décision de déclassifier le cannabis de la classe B à la classe C,notamment par la hausse vertigineuse de la délinquance,l'épouvantable épidémie de maladies psychiques des adolescents britanniques(plus de 7000 hospitalisations supplémentaires en une année) fauchés par le nouveau cannabis appelé Skunk,cultivé par des enfants esclaves dans des ateliers clandestins sur le territoire même de l'Angleterre.

Le 10 Downing Street subi l'opposition de ses "experts",probables chantres versus anglais,de la politique de Réduction des Risques .

Ces atermoiements provoquent le malheur de milliers de jeunes européens (le skunk est bien sûr exporté des îles britanniques sur le continent européens) et de leur famille.

Lire sur:http:/www.independent.co.uk:"BROWN WILL UPGRADE CANNABIS TO CLASS B SUBSTANCE DESPITE ADVICE OF DRUGS EXPERTS"

Rappel historique:

*1979:Le Conseil des experts sur l'usage nocif de la drogue propose de déclasser le cannabis en classe C.

*1981:Le gouvernement conservateur dit que les condamnations pour drogues ne seront jamais réduites.

*2000:Le gouvernement de Blair accepte de légaliser le l'utilisation du cannabis à dessein médical.

*2004:Le cannabis est déclassifié de la classe B à la classe C,basé sur les recommandation du Conseil des Experts.

*2005:Le secrétaire d'Etat,Carles Clarke,demande au Conseil des Experts de réexaminer les theories scientifiques établissant le lien du cannabis avec les problèmes de santé mentales.

*2006:M.Clarke décide de retrourner aux statuts de la classe C,mais demande d'établir d'autres recherches.

*Juin 2007:Gordon Brown signale son intention de reclassifier le cannabis en classe B.

Pendant tout ce temps d'indécisions et d'erreurs funestes,l'UK et la France caracolent en tête des pays européens pour l'usage( simple et tout court )de cannabis parmi les adolescents.

Hélas un des pseudo-conseil d'experts français telle que l'association Médecin du Monde ,qui ose encore proposer le "testing" dans les raves parties,signe avec d'autres associations comme  L'ANIT,AIDES et l'AFR ,des manifestes pour défendre encore la politiques de RdR.

Repris par des sites prosélytes de l'auto-support de la drogue,tels que Techno+,ils soutiennent ceux qui accusent les associations de familles de lutte contre la drogue par l'information et la vraie prévention, d'hygiènisme et de prohibitionnisme.

Or,eux, ont la parole dans les médias et l'oreille d'autres pouvoirs pendant que le CNID et d'autres associations,aussi frappés d'ostratisme,peinent à se faire entendre.

05 mai 2008

Les raves parties 2008 -Le livre de Monique DAGNAUD "LA TEUF""Essai sur le désordre des générations"

Assisterait-on à une stabilisation du nombre des ravers en 2008 ?

Plus de 600 000 jeunes au total en début mai 2008.

La rave "sous-contrôle" de Crucey-Villages  serait-elle devenue la concurrente de celle (libre?)de l'Ardèche "revival teknival"?

L'exellent livre de Monique Dagnaud - "LA TEUF"Essai sur le désordre des générations. éditions le SEUIL- nous précise que:"Seuls 20% des ravers ne prendraient pas ou plus de drogue".L'auteur nous guide de la fête à la teuf et après nous avoir dépeind le portrait des teufeurs,elle évoque une 'ethnographie de soirées déchaînés .

Quel sens ont ces fêtes? Le bruit  a remplacé la musique.Ces excès ont-ils un sens?

A cause de la drogue et alors que l'esquive de la famille par lâcheté, copinage et démagogie,abandonnent le jeune,l'enveloppe médiatique "où tout est simulacre" fait le reste:"Le désordre des générations".

On déplorera plus que jamais la cruelle et presque totale absence d'une vraie prévention contre la drogue en France.

A noter une référence:"Drogue et techno.Les traficants de rave,Paris,Stock,2000.De Thierry Colomié,Ncer Lalam,Michel Schiray.

Monique Dagnaud est sociologue,spécialiste des médias.Directrice de recherche au CNRS,elle enseigne à Sciences-Po et à l'EHESS       

24 avril 2008

L'APPEL AU SECOURS DES ENFANTS - LES DISPUTES DES ADULTES

Deux articles récents l'un du journal Le MONDE du 18.04.08 " DES MOTS DE COLLEGIENS SONNENT L'ALARME " ,l'autre du TEMPS du 23.04.08 "L'ECOLE VAUDOISE POURRAIT ETRE LA PREMIERE A DEPISTER L'USAGE DE CANNABIS CHEZ LES ELEVES " peuvent être mis en parallèle.

En France le journaliste du Monde,Luc Bronner,rapporte les paroles des enfants choqués par les intrusions violentes de hordes de casseurs,à l'intérieur et à l'extérieur partout la menace est présente.La coupe est pleine, la peur pousse les élèves à écrire à leur inspecteur:"Réagissez vite s'il vous plaît M.L'inspecteur","Moi,personnellement je ne peux plus travailler dans ces conditions et je vous informe que j'ai un avenir devant moi,que j'ai un brevet,un bac et un métier à obtenir"....le journaliste poursuit:"c'est un appel au secours,celui d'une adolescente qui désespère de ne pas pouvoir travailler dans le sérénité."

"Des lettres souvent émouvantes ....qui traduisent leur désarroi et leur souffrance face à la violence ordinaire d'un collège "sensible" de la banlieue parisienne."

"Heureusement que l'année prochaine je ne serai plus là.Mais ma soeur si et sa m'inquiète car c'est pas la première fois que sa arrive"L'auteur de l'article poursuit:"Rima s'inquiète de l'effet de contamination des comportements violents:"Les élèves qui ne sont pas des perturbateurs ont tendance à se faire influencer".

"Réagissez vite,s'il vous plaît, M.l'inspecteur,pour trouver des solutions à tous ces problèmes"

Face à la violence (et la drogue)c'est une demande d'aide,de soutien."Mais c'est l'exigence de fermeté et de répression,qui apparaî t la plus forte" précise Luc Bronner.

Il conclut en retranscrivant une deamnde écrite d'n élève:"Un 4ème pense que:"les éducateurs devrait être plus sévèr en vers les élèves".Tous veulent des contrôles plus efficaces à l'entrée pour limiter les entrées intempestives d'adolescents extérieurs.Jenny a le dernier mot.Elle qui pense à son avenir,à son brevet,à son bac,sait ce qu'il faut.Deux mots en bas de sa feuille à carreaux,sans rature,écrite d'un seul trait,d'un seul souffle:

Plus d'autorité".

Certes,l'auteur de cet article n'évoque pas le probléme de la drogue.C'est poutant sa menace que l'on retrouve d'abord et avant tout.Avant que la violence n'explose.Après,quand tout dérape,le cannabis -et l'alcool de défonce qu'il engendre- alimente,nourrit,fortifie cette violence.....

Voici des témoignages de la souffrance des enfants,souvent rencontrés par l'auteur de la présente note,sans doute avec moins de terreur,dans des collèges ou des lycées de départements à la répution de calme et de sérénité dont l'un a même repris à son compte la phrase du poête "le bonheur est dans le prè"

"Monsieur, comment puis-je dénoncer ce qui se passe,les trafics qui nous menacent sans être accusé de délation?"

"Monsieur, il se passe des choses, pourquoi on ne fait rien?"

"Monsieur,j'ai été menacé par un camarade parque j'ai trop montré que j'étais d'accord avec vous pour lutter contre la drogue"

En parallèle en Suisse un article du Marco Danesi du journal le TEMPS sur une nouvelle loi dans les écoles Vaudoises pour la possibilité de dépister l'usage de cannabis.

"VAUD.La motion du Vert libéral Jacques-André Haury a été acceptée par le Grand Conseil,où la droite a imposé ses vues à la gauche.Anne-Cartherine Lyon,la ministre de l'Instruction publique,hostile aux tests,est désormais contrainte d'élaborer un projet (d'application). 

"Le dépistage dans les classes des élèves consommateurs de drogue est combattu par les professionnels actifs dans le domaine des addictions et des dépendances.Anne Marie Lyon devra néanmoins se pencher sur le sujet et articuler une proposition.Même si Jacques -André Haury redoute "la mauvaise volonté" de la ministre"

Mais le député d'Ecologie Libérale le répète encore et encore:

"La consommation de cannabis est punie par la loi fédérale sur les stupéfiants.Elle est interdite par la loi scolaire vaudoise.Pourtant,même quand un jeune est visiblement sous l'effet de la drogue, on le confie au médecin scolaire au lieu de le sanctionner."Il tranche:"Fumer du cannabis n'est pas une maladie,mais une infraction.Il faut la punir."Et donner la possibilité à la direction des établissements scolaires la possibilité d'établir les faits quand c'est nécessaire"

"Le Vert libéral...suggère que le dépistage à lui seul aura déjà un effet éducatif notable....Le Parlement est en phase avec la société"contre la banalisation du cannabis",dont il accuse les conséquences néfastes sur le cerveau"...Provocateur,il considère que l'introduction de règles plus fermes,telles que le dépistage,"corrige sur certains points les illusions de Mai 68".

Ses adversaires,par-contre,fustigent cette nouvelle loi,et craignent:"que les contrôles ne fragilisent le rôle éducatif de l'école vis-à-vis de la consommation des drogues."Rien n'est pire qu'une école gendarme".

Si ! il y a pire que les écoles gendarmes:Les classes de certains colléges de Seine Saint Denis en France.

Rappelons-nous la devise de notre Rébublique:LIBERTE- EGALITE- FRATERNITE.

Aidons nos enfants des banlieues,rendons leur toutes leurs chances de réussir dans l'égalité de leurs droits à l'éducation,que les gendarmes protègent nos libertés,soyons fraternels.

Et tant pis pour la ministre socialiste de l'Instruction publique vaudoise qui "compte évaluer le dépistage à la lumière de la constitution et de la loi scolaire.Elle souligne le problèmes éthiques suscités par des pratiques qui toucheraient l'intimité des personnes.Sans parler des complications liées à leur application sur le terrain".Bref,elle fera tout pour perdre du temps.

On pourrait faire deux choses:

-Faire faire un stage à la ministre de l'éducation publique vaudoise dans un collège difficile de la banlieue parisienne,

-Demander à  Fatima,élève de troisième au collège Jean Moulin d 'Aubervilliers,si elle est d'accord pour mettre en place un système de dépistage de l'usage de cannabis chez les élèves.

Je suis sûr de sa réponse:

"D'un seul trait d'un seul souffle,ils demandent "PLUS D'AUTORITE".

Elle permettra de lutter sans dévier contre la drogue,pour conserver en France et dans ses banlieues,le droit à la Liberté d'apprendre,l'Egalité des chances de réussir sa vie et la Fraternité entre ses habitants.

Pierre Beyries

 

13 avril 2008

LA RETRAITE SI LONGTEMPS ATTENDUE DE J.Ph.PARQUET

UN DES DERNIERS SABORDEURS DE LA MILDT VA S'EN ALLER.

A l'occasion de sa longue carrière le Pr.Jean Philippe Parquet aura lourdement handicapé la lutte contre la drogue et effectué un travail rarement aussi inefficace en ce qui concerne les résultats.

Sa participation aux activités consanguines,tant à l'OFDT qu'à la MILDT,aura eu pour conséquence de  voir la place de la FRANCE dans le classement  des pays les plus handicapés par la drogue et notamment le cannabis,grimper en 10 ans pour atteindre le sommet européen des pays le plus victime du fléau du cannabis.

En 15 ans la FRANCE aura doublé tous les pays européens  et se retrouve à l'international pas très loin....de la JAMAÏQUE.

La politique du "compromis"chère à l'ancienne présidente de la MILDT,Nicole Maestrachi(avec comme exemple le compromis avec les associations prosélytes telles que techno+ ou Assud) a permi à lapolitique -exclusive- de Réduction des Risques d'étouffer et de tenter de réduire les actions des acteurs de la vraie prévention.

Exit le Dr.Léon Hovnanian dans la formation des FRAD de la gendarmerie.Place au Pr.Parquet et sa théorie sur l'usage simple (non nocif du cannabis) et festif.Le Pr.Parquet ira même ,à l'occasion de formations de Gendarmes Relais Anti-drogue,jusqu'à leur dire que la cocaïne n'est pas dangereuse il suffit de savoir s'en servir."Je connais quelques personnages importants qui s'en servent.Mais surtout n'allez pas dire celà aux élèves que vous rencontrerez!"-Propos receuilli d'un gendarme FRAD entendu en 2004-

IL est le défenseur pied à pied du SUBUTEX malgré le trafic et le détournement considérable de ce produit:pharmaciens verreux,revente à l'international,usage détourné à 30%,échec de la politique de substitution jusque dans les enquêtes sur les réincarcérations,et pire! usage détourné du SUBUTEX par les jeunes lycéens.Mais l'aveuglement et l'entêtement de la thèse de la politique de Réduction des Risques et l'aide du lobby du laboratoire Schering-Plough inventeur de la molécule (son ancien DG était le conseiller dans le secteur de la santé dans l'ancien RPR)ont empêché le classement le SUBUTEX d'être classé dans la catégorie des stupéfiants contrairement notamment à la demande de la majorité des syndicats de pharmaciens d'officines,qui eux sont sur le terrain.

Dernier exemple de son inefficacité:

Alors qu'il était auditionné à l'occasion de l'enquête parlementaire relative à "l'influence des mouvements à caractères sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé mentale des mineurs".12/12/2006 le Pr.Parquet montrait son inefficacité.

Si la commission rappelait en début de rapport la gravité de l'usage de l'iboga et de l'ayahuasca dans la pratique du chamanisme,J.Ph.Parquet dissertait (p48) sur les sectes en général,faisant une totale impasse sur la consommation de drogue,notamment dans le cadre des groupes sataniques gothiques.Il préférait revenir sur les vieilles querelles de l'association le Patriarche,devenue sectaire,l'église de scientologie,et notamment son faux nez de prévention contre la drogue,pour stigmatiser s'opposer farouchement à la pratique du sevrage préalable et absolu du drogué.Il "jetait ainsi le bébé avec l'eau du bain".

-Il oubliait que le sevrage reste l'acte prioritaire pour l'aide aux alcooliques .

Pourquoi le drogué au cannabis et autres drogues illicites ne pourrait-il pas avoir le droit de bénéficier de la même méthode?Mystère!

Heureusement que le dernier RAPPORT AU PREMIER MINISTRE 2007 de la M.I.V.I.L.U.D.E.S. rappelait récemment la gravité de l'usage du Datura et de son développement très inquiétant(hélas cette plante dangereuse n'est pas exotique)

Mais on ne traite toujours pas de la consommation du cannabis et de la fragilisation des ados face à la manipulation sectaire.

Les acteurs de la vrai prévention contre la drogue,celle qui a réussi comme les exemples de la Suède et de la Finlande notamment nous le montrent,en ont assez d'entendre répéter les mêmes antiennes.Exemple récent de Marc Valleur sur France Culture 08/04/2008 qui après avoir exhumé l'odieux rapport Roques,nous fait subir les sempiternelles tirades sur les addictions sans produits  ni drogues,telles que le jeu en réseaux.L'influence de cette théorie est telle en France que le rapport de l'ONU sur la drogue dans le monde fait dire aux responsables français qu'ils luttent contre l'addiction aux jeux!Que doivent penser de nous les responsables des autres pays qui savent qu'en attendant nous sommes en Europe et dans le Monde les plus mauvais en ce qui concerne la lutte contre le cannabis?

Honte à notre Pays à son intelligence et à sa culture de voir notre pseudo élite réduite à une telle dérive!

La lutte contre la drogue en France,eu égard l'absence sinon la grande faiblesse de ses résultats,doit enfin maintenant s'orienter vers l'exemple du travail de terrain qu'ont déployé depuis de nombreuses années les associations de familles telles que le CNID,malgré la critique méprisante d'incompétents depuis longtemps installés aux rênes de la Mission.Depuis très longtemps maintenant,le CNID proposer de mettre enfin en place les méthodes de prévention réussies dans d'autres pays.

Hélas pour beaucoup de familles il est déjà trop tard!

Quand,enfin, les associations pour la vraie prévention contre la drogue vont-elles ne plus subir l'ostracisme et le dédain de la part de ces groupes d'influences?

Quand enfin pourront-elles librement s'exprimer et AGIR?

   

CANNABIS:DE NOUVELLES INQUIETUDES

COMMUNIQUE DE L'ACADEMIE NATIONALE DE MEDECINE:Au nom de la commission VI (Addictions)

Roger NORDMANN

(Membre de l'Académie nationale de médecine:président de la Commission "Addiction")

L'Académie nationale de médecine a attiré dès 1995 l'attention sur les risques sanitaires et sociaux que peut entraîner la consommation de cannabis (Pr Lechat -ndrl:membre fondateur du CNID- et Pr.Juillet -Sur le cannabis-Bull.Acad. Natle Méd.- ).Elle a émis par la suite plusieurs communiqués exprimant son inquiètude face à la banalisation croissante de cette consommation (Pr.Lechat 1998 - Pr.Tubiana in:Désamorcer le cannabis dès l'école 2006 Pr.Nordmann -chez Lavoisier-)banalisation favorisée par une comparaison,source de confusion,avec les effets de l'alcool et du tabac (Pr Nordmann 2003:Le cannabis est-il moins dangereux que l'alcool? Bull Acad. Natle.Mèd.).Plusieurs ouvrages récents ont,de leur côté,décrit l'ensemble des conséquences délétères que le cannabis est à même d'induire,particulièrement en cas d'usage régulier ou intensif(M.Renaud 2004:Cannabis et santé-chez Flammarion).

   Ces diverses actions n'ont cependant pas limité la diffusion de la consommation de cannabis en France (J.M.Costes -Dir- 2007:Cannabis données essentielle -OFDT-),qui succite par son ampleur et sa gravité,de nouvelles et très vives inquiètudes.

   Cette toxicomanie concerne en effet un million deux cent mille Français qui sont devenus des usagers réguliers (plus de neuf par mois),tandis que cinq cent mille d'entre eux sont des consommateurs quotidiens,et souvent plusieurs fois par jour.Parmi les 27 Etats membres de l'Union Européenne,la France se situe en tête en ce qui concerne la consommation de cannabis(OEDT :Rapport annuel 2007-Etat du phénomène de la drogue en Europe-).Le développement de cette toxicomanie s'explique en partie par le fait que l'on trouve aisément sur L'internet de nombreux sites commerciaux qui exercent une propagande scandaleuse en proposant des semences de cannabis,des conseils de cultures,engrais et matériels divers,des recettes pour faire les "joints" avec du tabac et de la résine,des modèles de pipes pour fumer et notamment des pipes à eau.

Ce phénomène connaît ,depuis peu,plusieurs facteurs de gravité supplémentaires:

-La précocité des premières consommations,or la détérioration psychique est d'autant plus rapide que l'usage est plus précoce.

-La diffusion de la pipe à eau,nouveau mode d'absorption particulièrement redoutable,car délivrant au cerveau, en un bref délai,des quantités importantes de THC,(tétrahydrocannabinol) principe actif majeur du cannabis, suscitant d'emblée délire et hallucinations (Pr.Costentin 2006:Données neurobiologiques sur le cannabis :Désamorcer le cannabisdès l'école -Lavoisier-)

-l'accroissement fréquent de la teneur en THC dans les produits en circulation(marijuana,haschich),qui a doublée entre 1993 et 2004 (Pr.Costentin :Halte au cannabis,chez Odile Jacob) et a été multipliée par 5,voire plus,depuis 40 ans.

-Il convient de rappeler l'exeptionnelle lipophilie du THC qui fait que,de toutes les drogues,il est la seule à se stocker,pour des jours ou des semaines,dans le cerveau,organe particulièrement riche en lipides.

La dépendance psychique est forte,à la mesure du nombre de ceux qui,l'ayant expérimenté,lui sont devenus assujettis(environ 20% d'entre eux).La dépendance physique,longtemps niée,est désormais avérée,mais les troubles sont différents d'une à deux semaines,après arrêt de toute consommation,compte tenu de la longue rémanence du THC dans l'organisme.Elle peut être révélée,de façon intense et instantanée,par l'administration d'un agent bloquant(antagoniste)des récepteurs CB1 auxquels se lie le THC.

-D'autres dangers de cette drogue ont été récemment établis:

-Comme l'a démontré l'étude SAM (Stupéfiants Accidents Mortels de la route :étude 2002-2003 publiée en octobre 2005),le cannabis par ses effets sédatifs(psycholeptiques) et enivrants,est à lui seul responsable de 250 morts par an;

(En réalité le rapport:Comportement des usagers de la route en 2006 a précisé que 563 accidents mortels avaient eu lieu sous l'emprise de stupéfiants-ndlr-)

son association à l'alcool multiplie par 14 le risque d'accident mortel,et pourtant ces chiffres inquiétants sont minimisés par le seuil élevé du THC sanguin retenu dans cette étude,alors même que l'on sait bien que ,lorsque le THC a quitté le sang,il est encore à l'oeuvre dans le cerveau.

-Il est maintenant confirmé qu'une consommation importante de cannabis exerce des effets anxiogènes,induit des toubles dépressifs,et parfois des effets désinhibiteurs,conduisant à des prises de risques ou à des comportements violents.Un syndrome amotivationnel peut survenir,d'où résulte une perturbation des mécanismes éducatifs,encore aggravés par des troubles de  la mémoire et de l'attention.

-La décompensation d'états pré-schizophrèniques,la survenance de novo d'une psychose dite cannabique et la résistance aux traitements antipsychotiques sont désormais bien démontrés.

Parmi les autres méfaits de ce produit,il faut énumérer:

_L'incitation fréquente à la consommation d'autres drogues (alcool,tabac,héroïne);

_les effets cancérogènes dans le domaine O.R.L. et broncho-pulmonaires,au moins égaux à ceux du tabac,ainsi que l'action délétère sur l'appareil respiratoire consuisant à la bronchite chronique obstructive;

_les risques d'atteinte cardio-vasculaires et le décès par infarctus du myocarde;

_la modification du statut endoctrinicien avec baisse de la libido et diminution de la fertilité;

_la perturbation du déroulement de la grossesse,ainsi que du développement du nourrisson.

                         RECOMMANDATIONS

Compte tenu des ces constats inquiétants,l'Académie nationale de médecine:

-demande avec force que les politiques de prévention et de communication sur le cannabis soient renforcées,sans aucune concession aux défenseurs du cannabis;

-s'émeut de la libre installation de magasins fournissant tous les outils de la culture domestique du chanvre indien,avec la libre acquisition sur l'Internet des semences de variétés à très hautes teneur en THC,ainsi que de pipe à eau,livrées à domicile par la Poste et invite les Pouvoirs Publics à une particulière vigilance dans ce domaine.

-demande que,dans de larges plages de l'emploi du temps de l'enseignement primaire,des collèges,lycées,I.U.F.M.,I.U.T.,universités,écoles d'ingénieurs,grandes écoles,soient dispensées,par des professionnels de la santé formés à cette communication,des informations scientifiques de qualité et des mises en garde sur les toxicomanies en général et le cannabis en particulier.

-demande que les stages d'information sur les dangers de la drogue,auxquels devront se soumettre les contrevenants à l'usage du cannabis,s'inscrivent dans une communication maîtrisée,soigneusement élaborée,contrôlée et évaluée;

-affirme à nouveau la nécessité de mesures de dépistage et de prévention au cours d'une visite pré-conceptionnelle et du premier trimestre de la grossesse;

-préconise que,pour l'accès à certaines fonctions de responsabilité "sensibles",on puisse,à l'exemple de ce qui est déjà le cas dans certaines professions,vérifier l'absence de cannabinoïdes dans l'urine,permettant ainsi de s'assurer que le candidat n'est pas dépendant du cannabis;

-suggère la réalisation de contrôles sur les routes et dans les milieux professionnels où cela parait nécessaire,afin de s'assurer que les conducteurs ou certains professionnels ne sont pas sous l'emprise du cannabis ou d'autres stupéfiants susceptibles des les rendre dangereux pour autrui.

  L'Académie,saisie dans sa séance du mardi 18 mars 2008,a adopté le texte de ce communiqué à l'unamnimité.

26 décembre 2007

LUTTE CONTRE LE CANNABIS:ENFIN LE RECUL?

Si le taux d'usage de cannabis ne semble pas encore baisser parmi les jeunes français,une initiative intéressante du député Yannick Paternotte,du Val d'Oise,pourrait contribuer à handicaper les facilités de consommation.

Un proposition de loi,qui a déjà reçu l'assentiment d'une quarantaine de députés,dans le cadre de la lutte contre le tabagisme,prévoirait de taxer le papier à rouler de cigarette,car jusqu'à présent une anomalie faisait qu'il ne l'était pas.(à 59%)

"L'augmentation du prix des cigarettes a attiré les jeunes vers le tabac à rouler,financièrement plus abordable.Pire,les chiffres officiels de vente font état de 150 millions de cahiers de feuille à rouler en France,chaque année,soit près de deux fois et demie le nombre théoriquement nécessaire,comparé au tabac vendu.On peut donc s'interroger sur l'utilisation finale des 90 millions de cahiers de cent feuilles restants.Tous le monde sait pertinemment que ces feuilles servent pour l'essentiel à consommer du cannabis".

Le parlementaire s'indigne également des produits de cigarettes de tabac proposés par certains fabricants tels que les Black Devil,Black Devil Cherry,et les Pink Elephant pour cibler les ados de 11 ou 12 ans.

S'il savait la pression sociale et environnementale que subissent les jeunes dans les collèges et les lycées pour devoir consommer du cannabis,il serait encore plus indigné!

Espérons que son projet de loi aboutisse!

-Extrait de Valeurs Actuelles du 21 décembre-

 

18 décembre 2007

NOUVEAU:La lettre de la MILDT

Très intéressante nouvelle lettre de la MILDT en remplacement de l'ancienne revue de presse souvent abracadabrante.

La lutte contre la drogue semble s'organiser, les feuilles de route  sont définies.

Les français n'attendent plus qu'enfin une volonté déterminée soit mise en oeuvre pour  que des résultats positifs apparaissent .htpp://www.lalettredelamildt.fr/

19 novembre 2007

SUBUTEX:FRAUDE CONNEXION

LA FRAUDE CONNEXION -En finir avec les arnaques sociales-

de Geoffroy FOUGERAY -Aux éditions "Le cherche midi".

Nous avions écrit le 19 octobre 2006 sur ce même blog :"SUBUTEX:LA GRANDE ILLUSION"

La dérive se poursuit.Un nouveau livre de Geoffroy Fougeray revient sur le sujet:

Extrait:"TRAFIC DE SUBUTEX"

L'assurance maladie consacre une partie de son analyse aux"traitements des dépendances aux opiacés utilisés pour supprimer les symptômes de manque consécutifs à l'arrêt de prise d'héroïne"Les policiers et les gendarmes connaissent bien le phénomène des anciens toxicomanes qui se soignent en consommant du SUBUTEX.Seuls les médecins peuvent le prescrire.Or,certains toxicomanes surconsomment ce médicament très convoité et objet de trafic.La CNAM estime à environ 5% le nombre de personnes traitées suspectées de détourner les traitements ou se livrer à un trafic.Cela représente donc tout de même 4 500 personnes sur les 80 000 patients traités pour cette pathologie.Les contrôles des surconsommateurs entraînent une baisse consécutive de 20% de ces derniers.Une opération de contrôle des patients est indissociable du contrôle de certains praticiens qui délivrent les médicaments.Ainsi,en 2005,soixante-sept médecins et onze pharmaciens ont été contrôlés pour prescriptions ou délivrance suspectes ou dangereuses pour la santé.

Le trafic est-il en voie de disparition grâce aux opérations de contrôle?Malheureusement,non(.....)

()Suit un exemple de fraude déplorable de la part de professionnels()

Le préjudice de la caisse d'assurance maladie oscille entre 500 000 et un million d'euros.En effet la Sécu a remboursé les médecins dès qu'ils rédigeaient une ordonnace()

Non seulement les médecins vendaient les ordonnances aux trafiquants,mais ils se faisaient également rembourser par la Sécu des prescriptions pour des consultations qu'ils n'avaient jamais faites.Une officine tenue par des pharmaciens aurait de son côté vendu 12 000 boîtes de SUBUTEX en moins de quatre mois()A l'étranger le comprimé de SUBUTEX se négocie autour de 70 € l'unité.La France serait-elle la source d'un trafic européen?

Après le livre de Claude Frémont "ADIEU SECU" rien ne semble donc évoluer.

Un député des Vosges et maire d'Epinal, Michel Heinrich,pharmacien de son état,à déposé un pojet de loi(Avis n° 3364 tome 8: Projet de loi des finances pour 2007) pour "des mesures qui visent à la formation initiale et continue des médecins (il s'en va temps) et dans un soucis de maintenir et d'optimiser les techniques dites de substitution dont l'efficacité est prouvée"

Il a surtout été prouvé,non seulement le creusement du trou de la Sécu par ce trafic abject,mais en plus que le produit Subutex détourné était consommé par des adolescents (offert par la Sécu!).

Pour lutter contre la fraude, il propose notamment la désignation d'un pharmacien référent pour la délivrance de ces produits de traitements (Mais surtout pas de classer le Subutex comme un produit stupéfiant)

Le trafic peut donc continuer d'autant qu'une pharmacienne qui avait fait subir un préjudice de 300 000 euros à la caisse de sécurité sociale de Versailles pour un autre trafic fût finalement condamnée à ... 18 mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende.         

(Autre exemple)

Un steward français de la compagnie Air France a été arrêté à Port Louis en possession de 51 863 comprimés de SUBUTEX,un produit de substitution de l'héroïne,pour une valeur de 1,2 million d'euros.Il s'agit de la plus grosse quantité de SUBUTEX jamais saisie à l'ïle Maurice,où cette substance est considérée comme une drogue et interdite."

Continuons donc à plaider pour le classement du Subutex au tableau des produits stupéfiants comme l'ont fait la plupart des autres pays européens et arrêtons enfin de continuer à financer de la drogue avec le principal budget déficitaire de notre République!

A lire donc:

Dans la collection le cherche midi 2007:FRAUDE CONNEXION" du commissaire principal Geoffroy Fougeray ancien chef de brigade des stupts à Versailles puis responsable de GIR.

Dans la même collection 2006:ADIEU SECU" de Claude Frémont ancien directeur de la CPAM de Nantes       

 

14 octobre 2007

LE STAGE DE SENSIBILISATION AUX DANGERS DE L'USAGE DE PRODUITS STUPEFIANTS

La loi du O5 mars 2007 est complétée par le décret n°2007-1388 du 26 septembre 2007.

Le stage de sensibilisation tend une nouvelle fois la main aux jeunes usagers consommateurs et petits trafiquants en faisant précéder à l'injonction de soins,une information (ultime?) aux dangers de l'usage de drogue.

"Avec 5 millions d'usagers occasionnels et 1.2 millions d'usagers réguliers,notre pays est un des pays d'Europe où la consommation de cannabis est la plus importante(un ados de 17 ans sur deux en 2006 contre 1 sur 5 en 1993).Au surplus,les consommations de cocaïne ont augmenté ces deux dernières années,avec diffusion progressive dans les soirées et les évènements festifs.L'ecstasy,dont les effets sanitaires sont manifestement sous-estimés,est également en progression.Enfin,l'héroïne semble faire son retour,dans un contexte de relative ignorance de sa dangerosité par les générations les plus jeunes.

Pour faire reculer ces consommations,la loi relative à la prévention de la délinquance du 5 mars 2007 dont le décret d'application a été publié le 26 septembre,élargit le panel des sanctions pénales en matière d'usage ou d'incitation à l'usage de produits stupéfiants,notamment par l'introduction d'un dispositif de stages de sensibilisation aux dangers de l'usage de cannabis et autres drogues illicites.L'objectif de ces stages est d'induire une prise de conscience des risques liés à l'usage des drogues sur le plan sanitaire ainsi que les implications pénales et sociales de cette conduite,afin de décourager les consommations et d'éviter notamment l'installation des usagers problématiques.Le public visé par ces stages pédagogiques est essentiellement l'usager peu ou pas encore dépendant échappant au dispositif d'obligations de soins et pour qui,une mesure plus symbolique de type rappel à la loi ne semble pas adapté.

Proposé par le procureur de la république,ce stage,imaginé sur le modèle des stages de citoyenneté ou  de ceux proposés dans le cadre de la prévention routière,devra être réalisé dans les 6 mois suivant la condamnation,aux frais du condamné(pour un montant plafond n'exèdant pas 450€).Pour éviter les dérives de tout type,le contenu de ces stages fera également l'objet d'un cahier des charges rigoureux en cours d'élaboration interministérielle sous le pilotage de la MILDT.L'information délivrée s'appuiera sur des informations scientifiques validés.Ils feront l'objet d'une évaluation au fil de leur mise en oeuvre pour en optimiser l'efficience."

Extrait du site de la MILDT -La loi du 05 mars-

Prévention,information,prévention information;nous verrons comment la loi sera mise en application.

Cette très opportune loi ne doit pas faire oublier le manque dramatique d'une véritable politique de prévention au sein des établissements scolaires.Espérons,mais surtout agissons,pour qu'enfin l'Education Nationale éradique le tabou de la drogue,combatte les discours ambigus,et mette en oeuvre un vrai programme de prévention primaire pérenne et de proximité.

03 octobre 2007

COFFEE SHOPS:La mairie de Rotterdam poursuit les fermetures.

Lorsque la publicité des coffee shops d'Amsterdam étale leurs adresses,elle met en avant la législation locale:

"Les coffee shops sont des lieux l'on peut acheter et consommer les dérivés issus du cannabis et de la marijuana;ils sont simplement tolérés,et régis par des règles.

5 règles d'or:(loi adopté par le parlement en 1996)

1-Pas de drogues dures

2-Pas de publicité

3-Respect de l'ordre public

4-Interdiction de vendre à des mineurs

5-Pas plus de 5 grammes vendus par transction et par personne.

Les licences ne sont pas renouvelées en cas de fermeture,la municipalité voulant réduire le nombre de coffee shops au moins de moitié."

Depuis donc 1996 aucune de ces 5 régles d'or n'a été respectée à commencer par la première:

-Qu'est ce qu'une drogue dure? -Une drogue est une drogue-

-La publicité est faite pour les touristes étrangers(cette information est d'ailleurs tirée d'internet pour une publicité pour les français),la délinquance a explosé dans toutes les grandes villes de Hollande.

-La vente s'est largement répandue aux mineurs puisque de nombreuses épiceries étaient,comme par hasard, installées en face d' établissements scolaires.

-Les 5 grammes de produits ,notamment avec le neiderweit génétiquement modifié,ne correspondaient plus à rien de cohérent(si tant est,qu'il y ait un jour eu une cohérence dans ce système par essence pervers)

Le Peuple Hollandais,après 10 ans d'erreur,a donc demandé à ses élus de supprimer ces inconvénients et,en attendant d'y parvenir,de les réduire.

Le puissant lobby pro-cannabique,qui s'est depuis beaucoup enrichi sur la santé et la vie de centaines de milliers d'adolescents européens,fait de la résistance.Mais lutte pour la santé des jeunes européens est entrain de l'emporter et nous assistons à une saine réaction.

De 1996 à 2002,les coffee shops ont été ramenées dans les communautés urbaines de plus de 2000 000 habitants:

-Amsterdam de 340 à 270 -La Hague de 87 à 46 -Utrecht de 21 à 18 - Eidhoven 15.

Quant à Rotterdam ville moins "touristique" elle les a réduit de 85 en 1996 à 35 en 2007 (projet issu d'une promesse électorale)

La loi de 1996 n'est donc pas été abrogée mais les Maires, commune par commune,luttent contre le développement de ce fléau.Depuis 10 ans les coffee shops ont été réduites de presque deux fois et demi.

Reste le problème de Maestricht qui soulève une forte tension avec la ville voisine belge de Lanaken qui est éclaboussée par la délinquance produite par la drogue vendue dans la ville devenue la capitale européenne du cannabis.

Après la déclassification du cannabis en Grande-Bretagne et la hausse consécutive de la délinquance et des problèmes sanitaires et sociaux,

après le début du retour en arrière de la Hollande face aux problémes identiques provoqués par ses coffee shops

quand,enfin,la lutte contre la drogue et la principale d'entre-elle: le cannabis,parviendrait-elle à avoir une politique cohérente,déterminée ,claire et efficace contre ce fléau du XXI èime sciècle,maladie évitable de la jeunesse d'Europe?

Espérons au moins que le leurre de la dépénalisation fera long feu.

25 septembre 2007

DEPENALISATION DU CANNABIS = DES ENFANTS ESCLAVES

Un deuxième article le 24 septembre 2007 du "THE INDEPENDANT on SUNDAY" revient sur le trafic d'enfants vietnamiens au Royaume-Uni.

DES" ENFANTS ESCLAVES "AMENES DEPUIS L'ASIE DANS DES ATELIERS  BRITANNIQUES DE FABRICATION DE CANNABIS:L'ENQUÊTE.

Un reportage nous apprend:

Des gangs criminels acheminent clandestinement des centaines d'enfants en Grande-Bretagne et les forcent à travailler dans des ateliers de fabrication de cannabis,où la police y découvre au moins un enfant par semaine.

L'ONG "Halte à la prostitution d'enfants,à la pornographie d'enfants,à la traite d'enfants pour exploitation sexuelle"(ECPAT) déclarait que ce fléau avait pratiquement quintuplé durant seulement l'année passée.

Il déclarait:"Des enfants d' à peine 13 ans,pour la plupart vietnamiens,avaient été amenés par des oragnisations criminelles en Grande -Bretagne pour travailler comme " esclaves " pour amener la production de drogue dans le Royaume-Uni à un niveau record."

Ils sont contraints à surveiller la culture de plants de cannabis dans des maisons de la banlieue et souvent forcés à dormir dans des placards,avec peu de chance de s'échapper de peur d'être repris.

"Il apparaît évident qu'il s'agit de jeunes qui sont ainsi l'objet d'un acheminement clandestin,achetés et vendus,pour les besoins du travail forcé pour la production de cannabis au Royaume-Uni"déclarait la directrice de ECPAT,Christine Beddoe au journal "THE INDEPENDANT ON SUNDAY ".

"Ces 12 mois passés,on nous a rapporté qu'il y a eu une augmentation de 500% du nombre de cas.Nous avons entendu dire que chaque semaine un jeune était retrouvé dans un atelier de fabrication de cannabis.

Mais personne ne connaît la véritable étendue du problème"

La Police pense que le problème est apparu après que des gangs du crime organisé,dont beaucoup de vietnamiens,soient arrivés pour prendre la tête du marché britannique du cannabis et depuis que ce stupéfiant a été rétrogradé de la classe B à la classe C dans les catégories de drogue, en 2004.

La déclassification a augmenté le potentiel du revenu de la culture et de la vente du cannabis contre un moindre risque pénal.Un officier de police était cité,qui disait que le cannabis était la" machine à faire du fric du crime organisé".

Le journal écrivait qu'une maison de 3 pièces,transformée en atelier de fabrication de cannabis,pouvait rapporter 700 000$ par an.(500 000 €)

Simon Byrne,assitant au chef des agents de police du Merseyside au nord-ouest de l'Angleterre et porte parole des Officiers de Police chargés de la Lutte contre le Cannabis,a dit que la hausse de la production de cannabis était bridée par la prise de risque pénal  par rapport au gain."Si vous  rechangez (à la baisse) le risque pénal,les gens prennent le risque.Si vous retournez en arrière,en rétablissant un risque pénal plus sévère,ils s'adapteront et se lanceront dans un autre type de business" a-t-il précisé.

Le Premier Ministre Gordon Brown avait fait savoir qu'il est favorable à la révision de la déclassification du cannabis.

Peter Stanley,de l'ONG" STOP AU TRAFIC",aurait déclaré que les criminels enlevaient effectivement des enfants "sur commande".Il disait:"Il est évident que certains villages du sud est asiatique sont particulièrement ciblés pour ce marché spécifique avec le Vietnam,maintenant reconnu comme étant spécialisé dans la fourniture de garçons pour les usines de cannabis.

Les ONG ont déclaré que les enfants vendus,découverts par la police à l'occasion de raids dans les usines clandestines,ont besoin d'une meilleure protection,car beaucoup ont disparu sans laisser de traces aussitôt après avoir été placés sous la garde des services sociaux.

Il a été dit également qu'il était évident que beaucoup de ceux qui étaient poursuivis pour complicité avec de telles usines clandestines de cannabis,avaient,à l'origine,été l'objet de la traite d'enfants.

   

23 septembre 2007

CANNABIS:Le leurre de la dépénalisation

Alors que le" Mouvement des Jeunes Socialistes" entraîné,par Malek Boutih,fait pression sur le "Parti Socialiste" pour dépénaliser l'usage du cannabis,pendant ce temps là, le mouvement" Liberté Chérie" influence de son côté  le parti des Ultra-liberaux pour faire de même.Ils réclament tous les deux la dépénalisation ,voir le légalisation.Leurs raisons sembleraient différentes; le résultat sera le même.

Nous savons que plusieurs malheureuses expériences dans le années passées en Europe se sont tournées vers la dépénalisation,en Suède,en Hollande,en Espagne,au Portugal.Les conséquences ont été immédiates:La délinquance à chaque fois a explosé obligeant ces pays à revenir à une pénalisation plus importante de leur règles juridiques.

L'exemple en cours étant la suppression progressive des coffee-shops dans les grandes villes des Pays Bas.

Celui le plus réussi étant la Suède qui s'est résolument tournée vers une politique de vraie prévention ,avec succès!

A chaque fois,le corollaire de la dépénalisation ou de la légalisation étant la hausse immédiate et vertigineuse de la délinquance.

Mais voyons ce qui se passe à l'heure actuelle en Angleterre et prenons comme exemple un article récent de journal "The Indépendant":

Le voici traduit, écrit le 16 septembre 2007:

"LA DECLASSIFICATION DU CANNABIS"AGGRAVE LA CRIMINALITE CHEZ LES JEUNES"

Par Nina Lakhani.

"Par endroit ,9 sur 10 consomment de la drogue et les spécialistes qui travaillent avec eux disent que la situation devient incontrôlable"

Deux études s'accordent à dire que le cannabis consommé par les jeunes délinquants britanniques est "hors de tout contrôle",consommé à 75% par endroit et développent une épidémie de crime,avec des jeunes voleurs à la recherche de leur drogue.

Une enquête nationale de "Groupes de Jeunes Délinquants"(YOT) indique que les 3/4 d'entre eux ont vu une progresssion de leur consommation de cannabis augmenter entre 25%  et 75% depuis que David Blunquett,l'actuel secretaire d'Etat,a déclassé la drogue dans la catégorie C ,en 2004.Par endroit,environ 90% de tous les jeunes délinquants consomment du cannabis,dans une large mesure chez une grande proportion de la population des jeunes.

Un rapport rendu par le King's Collège de Londres avait indiqué que 25% des jeunes consommateurs dans le Sheffield avait sombré dans le crime pour financer leur dépendance à la drogue.Ceci est contraire avec les rapports prévisionnels du précédent gouvernement qui  disaient:"L'usage du cannabis est peu probablement une incitation au crime".

Une hausse de la consommation chez les jeunes fumeurs de cannabis,qui a entraîné une hausse dans le domaine du crime dans la cité,a amené le Chef de la Police de Sheffield à reconnaître la menace que pose le cannabis au "tissu social".

La moitié des 51 Tribunaux pour Enfants en ANGLETERRE et au PAYS de GALLES sont si alarmés qu'ils ont écrit à Jaqui Smith,la secrétaire du Gouvernement,pour préconiser la reclassification à la hausse dans le classe B.

En attendant,un mois avant que Gordon Brown ne devienne Premier Ministre en Juin,Mme Smith appela à la révision de la décision controversée d'avoir déclassifié le cannabis à la suite de la montée de l'inquiétude relative sur la santé mentale consécutive à la variété de plus en plus puissante de la drogue pour la première fois mis en exergue dans le loS en Mars.

Un article détaillé du journal "The Lancet" concluait que la drogue entraînait un risque de maladie psychique pour 40% des cas -et les jeunes majeurs étant les plus à risques-.Mais la décision de M.Blunkett de déclassifier la drogue cannabis,3 ans auparavant, avait eu un autre impact plus grave ,qui donnait au crime,un rôle beaucoup plus actif pour la production et la distribution du cannabis.

Les enquêteurs disent que le changement de nature du cannabis -comme par exemple la variété du Skunk,cannabis importé qui entraîne les plus importants dommages et qui se développe dans ce pays -  est aussi tombé aux mains des criminels.Les experts de la drogue et la police disent aussi que les britanniques,pour la première fois,étaient devenus de exportateurs de drogue.

John House,le Surintendant en Chef de la Police du Sud Yorkshire,disait:"La production de cannabis dans ce pays est entrain d'augmenter de façon exponentielle.Nous avions l'habitude de voir une importation simple de cannabis depuis le Maroc,mais il y a des informations qui montrent que nous sommes entrain de commencer à exporter du cannabis.

Les Conseils de la Jeunesse disaient que depuis la reclassification,les dealers parviennent plus facilement à convaincre les jeunes gens d'essayer,en leur faisant croire maintenant de façon erronnée que la drogue est relativement inoffensive.

Dans l'ensemble du pays,YOTS s'occupe de 10 000 ados au dessus de 17 ans qui passent devant les tribunaux,pour lesquels les décisions de condamnations tombent peu avant d'être envoyés dans des unités de sûreté.

Darren Johson,la secrétaire de l'assocaition des Responsables des Groupes de Jeunes Délinquants,disait que la consommation de cannabis était "hors de tout contôle" dans beaucoup d'endroit,avec 9 sur 10 des jeunes délinquants qui déclaraient consommer cette drogue.

Les experts disent qu'alors que les responsables officiels laissaient entendre que la consommation restait stable,en réalité,celà masquait des schémas très différents chez les jeunes les plus vulnérables de la société.

Lord Ramsbothan,le premier responsable des directeurs de prisons,disait:"Déclassifier le cannabis est une erreur parce que celà le fait considérer comme étant moins dangereux qu'il ne l'est.Le cerveau des adultes et celui des adolescents sont différents et les jeunes ne doivent pas jouer avec ce truc."

Ch Stup House,qui finance l'enquête du King's Collège,disait:"La déclassification du cannabis était une décision prise sur des bases comparatives avec des drogues différentes.Il n'avait pas était pris en considération la puissance du nouveau cannabis ou les dommages potentiels à la cohésion sociale causés par la possibilité de fumer ouvertement dans la rue par ceux qui ne perçoivent pas qu'il s'agit d'un crime sérieux".

Le nombre d'ateliers de fabrication de cannabis fermés par la Police Métropolitaine a été plus que doublé depuis les 2 ans passés,alors que les gangs organisés investissaient plus encore dans la production de cannabis.En Mars,l'enquête DrogScope révélait qu'en moyenne la police de Grande- Bretagne investissait 3 fermes d'exploitation de cannabis par jour,avec 400 pieds régulièrement découverts à chaque raids.Environ 2 sur 3 ou 3 sur 4 des fermes de cannabis de Grande Bretagne sont maintenant dirigées par de gangs criminels Vietnamien.

Tim Hollis,le Chef de la Région de Humberside,et président de l'association des comités de Chef des officiers de Police sur la drogue,disait :"Un grand nombre des forces de police découvrent de plus en plus souvent des ateliers de fabrication de cannabis,où l'on trouve des montants investis significatifs de la part de criminels dans ces stuctures de production de cannabis en grande quantité.La propagation est de plus en plus évidente tant sur le plan de taille que celui de la répartition géographie.Ce n'est plus seulement une nouveauté essentiellement en milieu urbain,maintenant nous les trouvons dans les endroits plus traditionnelles,la zone rurale."

Faisant pousser de nouvelles variétés de cannabis sous des lumières ultra-violet,les dealers sont entrain de produire des plants de plus en plus puissants tels que le skunk,illustré par l'augmentation massive d'admissions dans les hopitaux consécutive au cannabis et à des addictions chez les jeunes.Tout celà avait déclenché un courrant pour la révision pour laquelle le cannabis pourrait être reclassifié en drogue de catégorie B.

Le secrétaire d'Etat devrait annoncer sa décision en avril prochain -les experts sont divisés,avec beaucoup qui croient que la solution la plus urgente se trouve dans l'investissement dans la santé mentale (ndl :la politique de réduction des risques),plutôt que que de chercher des solutions dans la criminalité.

La Pr.Sue Barley,un  expert psychiatre en criminologie qui travaille sur les jeunes délinquants ayant des problèmes de santé mentale,disait:"Selon ma propre expérience de pratique clinique depuis ces trois dernières années,je peux dire que l'usage du cannabis a augmenté,la quantité de jeunes ayant fumé a augmenté,mais le facteur le plus critique est qu'ils semblent commencer de plus en plus jeunes".

Emma Warren,une mentor à Live,un magazine édité par les jeunes délinquants au sud de Londres,où la moitié des jeunes sont sous le contrôle des agences telles YOTs et le service des libertés surveillées,disait:"Le cannabis est considéré comme un usage courant,il est normalisé,même beaucoup plus que chez les générations précédentes.Tandis que la plupart des gens qui fument le font tellement de façon récréative,ceux qui le font chutent maintenant plus durement qu'ils ne chutaient autrefois.

Mann-Ray,un jeune photographe de Live de 19 ans qui n'a jamais consommé de cannabis mais qui le voit comme une partie de la vie de tous les jours,déclare:"Tout le monde fûme maintenant,même les gens raisonnables.Ils pensent que ce n'est pas une grosse affaire et que c'est aussi inoffensif que l'air -dans le passé les gens avaient l'habitude de le cacher,maintenant ils l'utilisent publiquement ,même au collège".

Cette inquiètante tendance continue,s'accorde à dire Claire McNeil,formatrice sur l'addiction,une drogue donnée comme un traitement:"Plus de la moitié des jeunes avec qui je travaille sont entrain de considérer que l'usage du cannabis est un droit et 1/4 d'entre eux consomment du skunk.Une proportion qui est entrain de progresser .Le cannabis étant considéré par les jeunes gens comme une drogue sans danger et beaucoup de jeunes fumeront du skunk de la même manière qu'il boivent une bière.A se demander si le cannabis classé B ou C entraînerait une différence de compréhension chez les jeunes avec qui je travaille;beaucoup d'entre eux pensant qu'actuellement cette drogue est légale".

Rethink,association de charité pour la santé mentale, en appelle à ce que les jeunes soient informés des dangers de la drogue après que des études démontrent qu'environ la moitié d'entre eux croient que le cannabis est moins nocif que l'alcool et 1/4 disent que c'est meilleur pour vous que le café.

"Jaqui Smith souhaiterait se servir de journaux à grande diffusion pour délivrer une éducation publique "massive",campagne que Charles Clark promettait en 2005 dit Jane Harris à la tête de communication à Rethink:"C'est une tâche majeure vers laquelle nous devrions tous nous concentrer,au lieu de traficoter avec le système de classification".

Et Darren Johnson,porte parole des présidents des YOT disait:"Le principal impact de la reclassification ne donnerait pas forcement un changement dans l'image du cannabis,mais plutôt un changement dans l'approche de la police envers lui,à savoir que la police voudrait arrêter plus de jeunes,ainsi que activer le système de répression".

Police et politiciens seuls ne pourront pas résoudre le problème,dit le chef d'agence de police de Hollis:"Les jeunes ne font pas un choix sur une classification de la drogue...nous avons besoin de réfléchir sur la façon de communiquer avec eux pour faire mieux...informer des choix,ce qui est presque un défi,mais je pense que celà nécessite un peu de réelle humilité et pour nous,d' être honnête avec nous-même...clairement la police à un rôle à jouer...mais quiconque penserait qu'un policier ou qu'un politicien dans un costume gris peut se lever et dire:"Ne faite pas celà mes enfants parce que"...et s'il pense que celà aura un gros impact ,il est naïf".

                                               ---------------------------------------------                                                   Ndl:

-Heureusement que le rapport Roque n'a pas eu d'effet légal en France,sinon dans quel état serions nous!

-La législation britannique classe les drogues en 3 catégories A-B-C:exemples

-A Héroïne Cocaïne- B Ecstasy Amphétamine -C Cigarettes.Il y a trois ans le cannabis était passé de la catégorie B à C            

29 août 2007

L'ESPOIR:Etienne APAIRE nouveau président de la MILDT

M.Etienne Apaire vient d'être nommé au poste de président de la MILDT,sur proposition du Premier Ministre au Président de la République.

M.Etienne Apaire est magistrat.Il a été conseiller judiciaire auprès du Ministre de l'Intérieur de juin 2002 à octobre 2003 et conseiller pour les affaires pénales au cabinet du Garde des Sceaux de juin 2005 à avril 2007.

C'est un grand espoir qui renaît au sein de toutes les associations qui luttent contre la drogue par la compassion aux victimes et par la prévention et l'information.

Notamment le CNID,qui a tenté depuis de nombreuses années de communiquer et d'être reconnu dans ses compétences,retrouve confiance en la capacité que la MILDT aura de pouvoir donner un souffle nouveau à la lutte contre la drogue par la Prévention Primaire Perenne et de Proximité.

Son expérience et ses méthodes, après 25 années de terrain,pourront enfin,peut être,être mis en application et l'ostracisme dont il a longtemps souffert,pourra enfin cesser.

L'Espoir s'ouvre à tous les acteurs en France,qui sont en face de la réalité,conscients des risques et des dangers réels de la drogue,notamment ceux du cannabis,et ils sont prêts à rejoindre et à relayer les actions de la MILDT qui pourra enfin trouver sa véritable finalité et toute son efficacité pour faire reculer le fléau.

Libre de toutes idéologies,maintenant dépassées grâce à la lumière des connaissances scientifiques enfin reconnues,une vraie Prévention pourrait être mise en oeuvre et montrer toute son efficacité.

Le CNID adresse,pour notre jeunesse et notre pays ,tous ses voeux de réussite au nouveau président de la MILDT et à ses équipes.

 

10 août 2007

CANNABIS:LES DERNIERS MENSONGES

Alors que,sous l'impulsion des changements de l'opinion des britanniques initiés grâce à des médias tels que "The Indépendent" et "The Lancet" ,qui se sont enfin rendu compte des dangers du cannabis,une vague d'opinion en FRANCE semble réellement décomplexer les critiques faites au cannabis,seuls quelques irréductibles défendent pied à pied des idéaux maintenant largement dépassés.

Les Pr.Parquet et Roque qui hantent depuis trop d'années la MILDT et L'OFDT et qui ont depuis longtemps dépassé l'âge de la retraite et leur seuil de compétence,résistent et persistent dans leurs égarements.

"Libération" du 7 août les relaie pour qu'ils distillent leurs derniers et sempiternels mensonges avec comme florilèges dans ce roncier déssèché:

Schizophrénie:"C'est la consommation du cannabis qui cache les troubles mentaux....Dans la schizo il y a de multiples déterminants,dont les déterminants génétiques.....La personne,se sentant mal s'automédicamente....On sait bien qu'il y a quelque chose ,mais quoi?"

Les poumons:"C'est la nicotine du tabac qui est addictif....De plus le papier utilisé dans les joints est plus épais,augmentant ainsi la production d'oxyde de carbone...aucune étude sérieuse n'a était faite (sur les inconvénients)"

La conduite sur route:"C'est parce que celà détèriore nettement certaines facultés....que les consommateurs de cannabis,conscients d'une diminution de leurs capacités,modifieraient leur comportement en conséquence par une moins prise de risques."Ils deviendraient des conducteurs modèles :Aux orties les radars!

L'écoeurement des ces inepties développées par ces individus incompétents au pouvoir de communication énorme,est total quand on retrouve ces raisonnements pervers parmi les adolescents dans les collèges et les lycées,avec comme conséquences:

750 000 schizophrènes de plus en France à cause du cannabis.

Une augmentation du nombre de cancers des voies respiratoires considérable notamment chez la femme à cause du cannabis.

563 morts sur les routes en 2006 par cannabis et 1072 par alcool dont beaucoup couplés avec alcool ne seront pas révélés par manque de moyens scientifiques et de volonté politique de certaines autorités départementales .

Enfin l'émission  de France Inter du 10 août "Ca vous dérange" ou un écrivain militant à la cause du cannabis mettait maladroitement en cause la compétence du Pr Jean Costentin, traitait " Une association dont la vice présidente est Christine Boutin " d'extrême droite(S'agissait-il du CNID?),râtait ainsi son objectif: Désinformer.

Le Pr Costentin rayonnait par sa compétence et les messages que de nombreux bloggers envoyaient sur le site de l'émission qui démontraient que les gens ne sont plus dupes.

Alors pourquoi les pouvoirs en place continuent-ils à être dupés par ces menteurs hypocrites et ne  changent-ils pas enfin ces irresponsables de la MILDT et de L'OFDT qui sont les derniers à faire perdurer le MENSONGE   

05 août 2007

CANNABIS:LA VERITE

Extrait de l'hebdomadaire "Valeurs Actuelles" du 3 août 2007:

"Longtemps présenté comme une "drogue douce,il ne restera bientôt plus un journal pour louer les vertus du cannabis.Le 21 juin,c'était le "Courrier International" qui titrait en une:

" Pourquoi cette drogue devient dangereuse?".

Dans le même temps,"The Indépendent"faisait son mea-culpa.La semaine dernière,"The Lancet" publiait une nouvelle étude il apparaît que le risque de développer des troubles psychotiques augmenterait de plus de 40% pour les fumeurs de joints par rapport à ceux qui n'en auraient jamais pris."

La culture anglo saxonne permet cette franche évolution.En France le journal "Le Monde" publie,dans un article,sur les revirements du journal et de la revue scientifique anglais.

"Le Monde" sur ce sujet n'informe plus,il ne fait que retranscrire des infos étrangères :

-Article du 29 juillet

"Une corrélation entre usage du cannabis et  psychose....l'usage régulier de cette substance augmenterait de 41%  le risque de développer ultérieurement une affection psychiatrique de type psychotique".Que de réserve et de préciosité!

-Article de 31 juillet (pour ne pas en être de reste) ce journal  rappelle :

"Un joint de cannabis serait 5 fois plus nocif qu'une  cigarette.. selon une étude scientifique médicale Nouvelle-Zélandaise".

"Le Monde" ne bat pas sa coulpe,il annonce que d'autres journaux étrangers évoluent.

Après toutes ces tartufferies,le CNID rappelle que la schizophrénie provoquée par le cannabis n'est pas une "affection",mais bel et bien une maladie et que malheureusement un simple usage peut précipiter un adolescent dans cette irréversibilité (78 000 malades de plus en France à cause de cette drogue).Il a averti les pouvoirs publics et les français depuis ...1978 date d'une première publication suédoise.

Les risques multiplicateurs de maladies respiratoires et cancérigènes dues au cannabis largement supérieurs à ceux du tabac sont également connus depuis longtemps,inutile donc de continuer à employer le conditionnel.

Reste maintenant à informer et à persuader les cadres de la MILDT de changer leurs discours et leurs méthodes.

10 juillet 2007

CANNABIS AU VOLANT: 563 morts en 2006-

L'OFDT vient de rendre son rapport sur le cannabis.

Puisqu'il existe une consanguinité entre la MILDT et l'OFDT,la préface de la part de leur responsable résume son esprit:

-Didier Jayle de la MILDT,persiste dans sa déviance en déclarant que: "un accent particulier est mis sur les élèves de 3è et de 2è pour informer sur le cannabis" alors que nous savons tous que le "guide d'intervention dans le milieu scolaire, qu'il a mis au point avec l'Education Nationale,ne cite jamais le mot drogue ni cannabis et que d'informer les élèves seulement en 3è,c'est trop tard.

-Sylvain Dally,de l'OFDT,pécise que prendre position entre le vin et la cannabis dans la conduite automobile" c'est s'attirer à coup sûr beaucoup d'acrimonie"(alors ne faisons rien?)..."La jeunesse de France n'est pas partie à la dérive mais l'usage du cannabis s'est banalisé".Il n'a qu'à regarder dans les rues pour voir si la jeunesse de France ne part pas à la dérive. 

Donc pas de problème pour eux,avec le cannabis ,d'autant qu'aucune étude sérieuse sur les cancers ,les maladies respiratoires,les troubles psychiques,"n'explicite toujours pas à quels niveaux de consommation ces risques sont succeptibles d'apparaître".

Quant aux accidents de la route,il n'y a seulement que 230 morts d'accidents de conducteurs responsables ayant utilisé du cannabis,après que l'étude SAM ait exclu de ses bases statistiques, tous les fumeurs de cannabis n'ayant pas de permis,d'âge requis pour conduire,ayant des véhicules trop vétustes,ayant consommé de l'alcool,trop fatigués car s'étant couché trop tard ...ect...

Circulez ,il n'y a plus rien à voir:

Les campagnes électorales n'en ont pas parlé poursuit le rapport,qui se pique d'un peu de politique (page 167):

Si le nouveau Président de la République élu par le peuple,cherchera "à introduire un véritable interdit social,parce qu'il n'autorisera pas la drogue",si Ségolène Royal dit "qu'il faut une limite pour les jeunes"... et ne veut rien changer,

Messieurs Jayle et  Dally après avoir introduit le rapport ,laisse la Parti Socialiste conclure:

"En ce qui concerne le cannabis,face aux risques liés à une consommation largement répandue,nous ouvrirons un débat pour proposer une régularisation publique du cannabis ,et une révision de la loi de 1970"

Si le cannabis est largement répandu c'est par la faute coupable de la MILDT qui l'a laissé se développer et maintenant les responsbles et coupables de la MILDT et de leurs complices consanguins de L'OFDT,en appellent,à l'inverse de ce que souhaite le Peuple français: à légaliser le cannabis.

Alors que suivant un rapport du ministère de l'intérieur(voir note précédente)il y a eu plus de 500 morts au bord des routes en 2006 à cause du cannabis.

PLUS DE 500 MORTS PAR AN!

Ces hommes,qui ne veulent pas reconnaître leurs erreurs et regarder la réalité en face, qui ne savent pas écouter le peuple,et qui sont coupables de tant de morts,doivent être trainés devant la justice.

En tous les cas ils ne peuvent plus diriger la mission qui leur a été donnée de lutter contre la drogue et la toxicomanie    

30 juin 2007

LE NOUVEL ECHEC DE LA MILDT

LE NOUVEAU BILAN DU COMPORTEMENT DES USAGERS DE LA ROUTE 2006 SIGNE L'ECHEC DE LA POLITIQUE EXCLUSIVE ET DESPOTE DE REDUCTION DES RISQUES DE LA MILDT:

Le rapport établi par le Ministère de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire-DLPAJ-CSR-Bureau de la Surveillance du Réseau Routie, publie les chiffres des accidents de la route, des délits et des infractions:Bilan du comportement des usagers de la route en 2006.

Nous retiendrons quelques chiffres des accidents évitables consécutifs à l'usage de l'alccol, des stupéfiants, au premier rang desquels caracole le cannabis, et de l'usage combiné des drogues et de l'alcool.

L'alcool:

-Contrôles préventifs:9 061 804 en nombre identique à l'année 2005 révèlent 249 542 tests positifs qui augmentent de 10% grâce à l'expérience acquise des forces de l'ordre et un meilleur ciblage.

-Accidents mortels: 7 100 dépistages pour 1 072 tests positifs.(moins 11% en 1 an)

-Total des accidents: moins 17% de dépistages (les  accidents de la route en général baissent: tués moins 11% ,blessés moins 5,4%) pour moins 8% de tests positifs.

-Infractions: moins O,5% de contrôles pour moins 14% de tests positifs.(4% de taux de positivité)

"Ce frémissement de la baisse pourrait être interprété comme un début de prise de conscience des méfaits de l'alcool au volant par les usagers de la route car le nombre d'infractions (en général) n'a pas diminué."

TOTAL DEPITAGES ALCOOLEMIE:11 3OO 000 POUR 365 8OO TEST POSITIFS

(3% de taux de positivité)

  Sur le front de l'alcool, les 9 millions de contrôles préventifs et une communication permanente sur les dangers de son usage au volant semblent donc porter leurs fruits.

Les stupéfiants:

Contrôlés 500 fois moins que l'alcool dans le cadre seulement du "soupçon d'usage de stupéfiants"comme l'autorise la loi, alors que l'alcool, lui, est contrôlé de façon systématique.

-Soupçon de stups(préventifs):8 130 dépistages pour 5 255 tests positifs (65% de taux de positivité)

-Accidents mortels:4 485 dépistages pour 563 tests positifs

+ 240% EN 3 ANS (Il  y avait eu 231 accidents mortels en 2003)

-Total des accidents:10 450 dépistages pour 1 685 tests positifs.

-Infractions: 2 322 dépistages pour 1971 tests positifs(85% de taux de positivité)

-Délits:+ 35% en 1 an.

TOTAL DEPISTAGE STUPEFIANTS:20 900 POUR 8 911 TESTS POSITIFS

(43% de taux de positivité)

Si la variation  des tests positifs au total , années 2005/2006, est de +2% pour l'alcool,elle est de +12% pour les stupéfiants.

-Stupéfiants/Alcool:

La consommation combinée de stupéfiants/alcool (1 212 tests positifs) augmente en 2006 de  + 31%!

Sur le front de l'usage du cannabis au volant,pour 95% des stupéfiants consommés, les résultats se dégradent de façon insupportable!

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Voici donc le résultat de la coupable et inefficace communication de la MILDT et de L'OFDT après le rapport SAM (stupéfiants accidents mortels) en 2005(souvenons de la campagne de communication):

CANNABIS: 10 FOIS MOINS DANGEREUX QUE L'ALCOOL AU VOLANT!

QUELLE STUPIDE COMMUNICATION!

332 morts au volant qui auraient pu être chaque année évités ainsi que près de 600 blessés.

Mais le résultat est là:

En 2006, le cannabis a provoqué 563 alors que l'usage de l'alcool entraînait 1072 décès et qui nous savions depuis trois ans que le cannabis,avec la vitesse, était la principale des raisons des accidents mortels parmi les jeunes conducteurs.

...Pendant que 1 212 usagers de la route étaient contrôlés positifs aux 2 psychotropes simultanément avec risques d'accidents multiplié par 14 fois plus!

Que font la MILDT,L'OFDT face à ces faits épouvantables ?:

Ils programment, selon un écrit d'un projet de loi de l'assemblée nationale de mettre à jour les chiffres de l'enquête SAM OFDT seulement sur le problème de ...l'alcool au volant.

Alors que les accidents par l'usage de la drogue au volant se développent de façon alarmante,la MILDT continue donc sa politique de l'autruche(le professeur GOT méprise encore une fois l'association MARILOU) et le conseiller scientifique de la MILDT,le professeur TASSIN,obére les actions préventives sur les risques des accidents routiers dus à la drogue.

Il conviendra enfin que les autorités publiques permettent aux associations compétentes, telle que le CNID, de communiquer sur les vrais dangers actuels et avenir des accidents graves et mortels de la route dus au cannabis, et tous autres produits psychoactifs.

Quand la MILDT sera enfin dissoute, alors peut-être sortirons nous de la pensée unique, et la parole sera enfin libérée.   

   

16 mars 2007

LE CANNABIS TOUJOURS NOCIF-ENFIN UN TEST SALIVAIRE FIABLE-

Enfin!

La mise au point d'un test salivaire fiable au bord des routes,qui permettrait de détecter immédiatement la présence de stupéfiant chez un conducteurs de véhicule,ferait que la loi ,dite MARILOU ou DELL'AGNOLLA,pourrait trouver sa pleine application.

Mme Nadine Poinsot,la présidente de l'association MARILOU,qui porte le nom de sa fille,innocente victime à l'âge de 9ans,d'un accident routier à l'occasion duquel le responsable avait consommé du cannabis,est interrogée par le jounal LE FIGARO (16 mars 2007)-propos receuillis par A.N.-:

"LE FIGARO:-La drogue fait-elle vraiment des ravages au volant?

   Nadine Poinsot.-Une étude de 2005 ,baptisée SAM,estime à 230 le nombre de personnes tuées chaque année dans les accidents liés à la consommation de stupéfiants.Cette étude n'est pas,selon moi,le reflet de la situation(...)le rapport à choisi des critères très selectifs(..) "

--Les bases de ce rapport sont anciennes ,2001-2003,et la présence de THC (cannabis)qui persiste dans le cerveau bien après sa disparition dans le sang et les urines,ne peut pas encore être relevé scientifiquement (sauf étude post mortem).Il semble raisonnable de considérer que le nombre réel de victimes mortelles de la route dû au cannabis et autres drogues, soit de l'ordre du millier.Au moins 3O% des tués parmi les mois de 25 ans sont les victimes de la consommation de cannabis- NRDL- -

"LE FIGARO.-Quel regard portez-vous sur l'évolution de la législation française en matière de lutte contre la drogue au volant?

(..)Nous  nous sommes enfin dotés d'une bonne législation.La loi du 03 février 2003.(..) permet de pousuivre toute personne conduisant sous l'emprise de stupéfiants.Les peines encourues sont suffisamment dissuasives:deux ans d'emprisonnement et 4 500 € d'amende.Six points sont également retirés du permis.Mais(..)les juges restent souvent trop cléments.Les condamnations sont encore trop faibles.(..)pour marquer les esprits(..)chez les jeunes,il faut prononcer des peines exemplaires."

A la question du FIGARO sur l'espoir donné par la mise en oeuvre perenne de tests salivaires fiables,Nadine Poinsot répond:

"Ces tests vont permettre une montée en puissance des contrôles qui pour être dissuasifs,devront être aussi nombreux que ceux menés pour le dépistage de l'alcool au volant.Certes ces analyses sont onéreuses (..)pour lever la difficulté financière ,pourquoi ne pas envisager de faire supporter les dépenses engagées par le conducteur dont le test se révèlerait positif?"...

Le CNID rend hommage à la famille POINSOT dont le courage et l'abnégation auront permis de sauver des centaines de milliers de vie.Le sacrifice de MARILOU n'aura pas été vain.

Chacun de nous devons demander au procureur ou au préfet de notre département la mise en oeuvre de contrôles routiers contre la drogue au volant avec ces tests salivaires enfin fiables.

Il est urgent de sauver des vies! 

13 mars 2007

Dealer attentionné?

lci.fr rapporte : En circulation sur le marché français, cette herbe coupée avec des microbilles de verre pourrait provoquer des "pathologies respiratoires sérieuses".

Du cannabis coupé avec des microbilles de verre circule actuellement sur le marché français. La première saisie remonte à l'été 2006. Ce "produit défectueux" circule entre la France, la Belgique et l'Angleterre, précise-t-on à la Direction générale de la santé. L'ajout de microbilles a essentiellement pour but de lester le produit et en augmenter les profits, tout en lui donnant un aspect scintillant, typique des herbes riches en résine de cannabis.

Crroyez-vous réellement que vos fournisseurs ne veulent que votre bien-être???
Vous ne représentez qu'une source de financement pour des causes inavoubles. C'est tout!

01 mars 2007

ACADÉMIE NATIONALE DE MÉDECINE:Définition d'une drogue

ACADÉMIE NATIONALE DE MÉDECINE
16, RUE BONAPARTE – 75272 PARIS CEDEX 06
TÉL : 01 42 34 57 70 – FAX : 01 40 46 87 55
_______
COMMUNIQUÉ
au nom de la Commission XVII (Langue française – Langage médical - Dictionnaire de l’A.N.M.)
Définition du mot « Drogue »
Pierre DELAVEAU*

Au cours de la séance du 21 mars dernier, avait été présenté à l’Assemblée par le Président de la Commission XVII un projet de définition du mot drogue, en vue de lever des équivoques fâcheuses. En raison d’objections soulevées par plusieurs confrères, la discussion fut suspendue, en attendant de nouveaux éléments de réflexion. En voici.
Rappelons tout d’abord que les préoccupations prioritaires des membres de la Commission XVII concernent le bien de la santé publique, donc seulement les emplois médicaux du vocabulaire et la qualité du langage, en dehors des utilisations de nature littéraire, voire historique.
A- L’emploi du mot drogue pour désigner une « matière première naturelle servant à la fabrication des médicaments » ne cesse de perdre de l’importance pratique en raison de l’évolution actuelle des officines pharmaceutiques.
B- Précisément, la lecture des textes du Code de la santé publique, sous sa forme révisée (mai 1997), est instructive : elle fait apparaître que le mot drogue relève des deux acceptions différentes, ce qui est source d’équivoque. Le Code continue de parler de drogue au sens ancien de matière première destinée à la pratique pharmaceutique : articles L4211-1, L5121-1, L5125-24, L5424-6, R5112-1, R5125-60, mais plus nombreux sont les articles traitant des substances engendrant une toxicomanie : articles L3121-3, L3121-4, L3121-5, L3411-3, R1413-26, D3121-27, R3121-33-1, R3121-33-2, R3121-33-4, R3411-11, R3411-13, R5132-104, R5132-109.
Au sens actualisé, il s’agit donc de mesures destinées à la lutte contre les effets toxicomanogènes, tandis que, dans le sens ancien, on continue de réglementer l’utilisation des matières premières surtout végétales en vue de la fabrication de médicaments à l’officine, opération qui n’est plus qu’exceptionnelle maintenant. Pour désigner de telles matières premières, il suffirait de proposer des expressions telles que « partie de plante », comme cela fut déjà fait dans le passé. Ce rejet de l’emploi de drogue au sens ancien s’est déjà manifesté dans les monographies de la Pharmacopée française, puis européenne ainsi que dans les textes de l’Avis aux fabricants concernant les demandes d’autorisation de mise sur le marché pour les « médicaments à base de plantes » (et non de drogues !).
Est-il nécessaire de rappeler que plusieurs instances gouvernementales ont déjà adopté une attitude réaliste, en particulier la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les toxicomanies (MILDT) ?

Dans ces conditions, nous demandons à l’Assemblée d’adopter la définition suivante :
Drogue
Substance naturelle ou de synthèse dont les effets psychotropes suscitent des sensations apparentées au plaisir, incitant à un usage répétitif qui conduit à instaurer la permanence de cet effet et à prévenir les troubles psychiques (dépendance psychique), voire même physiques (dépendance physique), survenant à l’arrêt de cette consommation qui, de ce fait, s’est muée en besoin.
A un certain degré de ce besoin correspond un asservissement (une addiction) à la substance ; le drogué ou toxicomane concentre alors sur elle ses préoccupations, en négligeant les conséquences sanitaires et sociales de sa consommation compulsive.

En aucun cas le mot drogue ne doit être utilisé au sens de médicament ou de substance pharmacologiquement active.


L’Académie, saisie dans sa séance du mardi 28 novembre 2006, a adopté le texte de ce communiqué à l’unanimité.

Pour copie certifiée conforme,
Le Secrétaire perpétuel,


Professeur Jacques-Louis BINET
02/12/2006

22 février 2007

CONSOMMATION DE STUPEFIANTS ET MARINS PÊCHEURS

LE FIGARO affirme que « longtemps taboue, la consommation de stupéfiants par les équipages de bateaux inquiète médecins et pouvoirs publics ». Le journal qui assure que « les drogues dures sont désormais installées à bord des navires de pêche (...) sans le moindre contrôle », rapporte qu’ainsi Christophe, 40 ans dit avoir commencé à consommer de la cocaïne à bord d’un chalutier, alors que le Dr Latimier, addictologue à Lorient, compte huit marins pêcheurs parmi ses 600 patients toxicomanes, un chiffre qui selon elle pourrait être beaucoup plus élevé « si on avait des horaires adaptés à ce métier ». Elle précise « Ils ont entre 24 et 35 ans et sont polyconsommateurs d’alcool, de cannabis et de psychostimulants ». Un armateur observe « les enfants de pêcheurs prennent moins la suite de leur père et on voit des marginaux, anciens taulards, toxicos urbains, venir faire le métier ». D’après le journal, les médecins du travail qui voient les gens de mer confirment le phénomène mais ils rechignent à pratiquer des tests rapides de détection lors des visites, alors que pour leur part les armateurs qui alertent les services de santé des gens de mer n’obtiennent souvent que des certificats d’inaptitude à la navigation. Le quotidien qui s’interroge sur la manière de procéder des marins héroïnomanes dans ce milieu dur où le danger est toujours présent, rapporte cette réponse du Dr Latimier « comme tous les toxicos, la plupart prétendent être capables de gérer leur consommation. Et c’est vrai que chez les marins la « lune de miel » dure parfois deux ou trois ans au lieu de neuf mois chez les terriens ». Affirmant qu’à bord, les marins se sèvrent et que leur état de manque passe pour un sérieux mal de mer, le Figaro souligne que de retour à terre ils « vont à nouveau rechercher l’effet de multiples produits ». D’après le quotidien, en cas d’accident du travail, « les Affaires maritimes ne se pressent pas pour faire des prélèvements sur les équipages ». Georges Tourret qui dirige l’Institut maritime de prévention reconnaît « il n’y a aucun dépistage systématique » et un officier des affaire maritimes confie anonymement « Imaginez le scandale si le marin miraculé récemment en baie de Saint Cast ou les cadavres de marins noyés avaient fait l’objet de telles recherches... ». Relevant que l’administration commence à prendre conscience du problème, le journal fait état de l’étude épidémiologique qui va être lancée par la direction générale de la marine et des transports et l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, afin de mieux connaître le phénomène. Et le quotidien de conclure sur les affiches « Drogue à bord, danger de mort » qui « dorment » dans les placards du ministère des transports sans jamais avoir été distribuées.

03 février 2007

LE CANNABIS ET SES RISQUES A L'ADOLESCENCE

Dans le collection : VIVRE et COMPRENDRE aux éditions Ellipses

Un livre co-écrit par:

Henri CHABROL -Psychiatre de l'enfant et de l'adolescence.Professeur de psychopatologie à l'université Toulouse II-Le Mirail.

Marie CHOQUET -Directeur de recherche à l'INSERM U 669.

Jean COSTENTIN -Professeur de pharmacologie - Directeur de l'unité de neuropsychopharmacologie CNRS - Faculté de médecine et de pharmacie de Rouen - Membre des académies .

Faut-il dépénaliser ou débanaliser l'usage du cannabis à l'adolescence?

Cet ouvrage apporte des éléments objectifs à ce débat en faisant le point sur les connaissances actuelles.Les données cliniques et scientifiques sur l'usage du cannabis par les adolescents,les facteurs qui prédisposent,les risques qui y sont liés,sont présentés du point de vue du clinicien,de l'épidémiologiste et du neurobiologiste.

L'usage du cannabis par les adolescents apparaît comme un problème majeur de santé publique qui semble très sous-estimé en France.Un point précis est fait sur les possibilités actuelles de prévention et de traitement.Un chapitre expose les conseils aux parents et aux adolescents,concernant la prévention et les possibilités d'aide à l'arrêt de la consommation.Le moyen de parvenir à des solutions,au-delà de la nécessaire prise de conscience,constitue le véritable objectif de l'ouvrage.

UN LIVRE A LIRE ABSOLUMENT

08 janvier 2007

CNID et Eglise de Scientologie

Suite à certaines questions, le CNID n'a aucun lien, et n'en a jamais eu, avec aucune secte, ou des mouvements proches, ou assimilables à des sectes. Le CNID est totalement étranger à l'Église de Scientologie, le "Patriache" ou autre communauté particulière ...
Nous ne débattrons pas de savoir si l'Église Scientologie, comme d'autres, sont ou non une secte. Nous sommes incompétents en la matière!
Le CNID clame haut et fort son message, mais il ne peut sélectionner les oreilles dans lesquelles il résonne.
Il y a peu, les tribunaux nous ont rendus justice en condamnant les mauvaises langues qui s'aiguisent dans l'ignorance.
Si quelqu'un trouve notre message cité par l'Église de Scientologie, qu'il sache que notre message est cité par le Pr Costentin, par l'Académie de Médecine, par divers médias, et par un dénommé... Jacques Chirac!

Message du Président de la République à l'occasion du débat "Pour une France sans drogue dans une Europe sans drogue" − 18 mai 1998 −
Je salue l'heureuse initiative du Comité national d'information sur la drogue. Votre appel à combattre la drogue sous toutes ses formes est déjà entendu par de très nombreux Français. La drogue choisit ses premières victimes au sortir de l'enfance parmi les adolescents les plus vulnérables. Elle les entraîne sur des chemins de souffrance et de mort. Devant un tel fléau, la volonté des pouvoirs public doit être sans faille. Face à la drogue, il n'y a qu'une chose à dire aux jeunes : n'y touchez pas !
Vous me trouverez donc toujours à vos côtés dans l'action d'information, d'alerte et de prévention que vous conduisez pour que la drogue n'ait pas droit de cité dans notre pays.

Jacques CHIRAC

N'ayant guère d'appui du côté du gouvernement, dans notre combat, nous reconnaîtrons que:
nos seuls liens sont envers ceux que nous citons, et non avec ceux qui nous citent!

07 janvier 2007

DROGUES ET SECTES

LES MEMES ATTEINTES A LA LIBERTE,A LA SANTE,LES MEMES JEUNES VICTIMES.

La troisième commission d'enquête parlementaire sur les sectes a rendu son rapport le 12 décembre 2006 (numéro 3507).Elle a particulièrement étudié les conséquences des mouvements sectaires dans leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs.

Jean Michel ROULET,président de la Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires(MIVILUDES),précisait que les mouvements sectaires avaient ,depuis plusieurs années,confirmé ses craintes:

-Le phénomène évolue très vite.

-Parce-que les organisations sectaires ne sont pas courageuses,elles manifestent,notamment depuis 1999,à l'égard des mineurs,un intérêt particulier qu'elles n'osaient pas montrer auparavant ou qu'elles ne manifestaient pas de manière aussi aiguë.

-Elles visent donc une population vulnérable:celle des mineurs.

Ainsi donc,comme le précisait un responsable auditionné,les sectes et la drogue présentent des évolutions et des risques identiques.

L'emprise sectaire a,avec la drogue,cette propension à exploiter et à abuser de la faiblesse des jeunes par une emprise morale et physique.Les deux fléaux,destructeurs de liberté,peuvent avoir comme conséquence après la "libération" du sujet,la persistance de dommages,physiques,moraux et parfois même vitaux,consécutifs très importants.

Ainsi par exemple,la Commission Parlementaire propose-t-elle à juste titre,que soit ajouté à la liste d'infractions visées à l'article 223-15-2 du Code Pénal les messages adressés par les entreprises de type sectaires qui abusent frauduleusement de l'état d'ignorance ou de faiblesse des jeunes.Mais surtout elle souhaite voir compléter aux articles 227-18 à 227-24 du Code Pénal relatifs aux infractions qui s'appliquent aux mineurs ,notamment en ce qui concerne ... l'usage illicite,le transport,la détention, l'offre ou la cession de stupéfiants...,"l'abus frauduleux de l'état d'ignorance ou de faiblesse ,l'offre et l'emprise d'organisations à caractères sectaires".

Ces deux fléaux seraient ainsi liés par le Code.

Quelle différence entre un gourou adulé et adoré et un dealer de drogue respecté et chéri ?Quelle différence dans cet attachement aveugle et l'exploitation économique et humain que présentent tant le gourou que le dealer?

Bien sûr, nous savons tous que la drogue posséde cette molécule psychoactive qui pulvérise le libre arbitre de l'enfant devenu très vite esclave.Pour cette raison,le dealer n'a pas besoin d'un beau discours élaboré et ses "convertis" se retrouvent si nombreux.Evidemment le fléau de la drogue "l'emporte" largement en masse et en gravité sur celui de l'emprise sectaire.

Mais il existent aussi d'autres paralléles chez les associations qui luttent contre les deux fléaux.La Commission regrette l'incompétence et l'inefficacité de certaines administrations dans la Prévention et la Lutte contre les entreprises à caractère sectaire,inventaire développé dans la seconde partie du rapport.

Comment ne pas rappeler que le CNID déplore lui aussi,depuis de si nombreuses années,l'insuffisante efficacité de l'administration .

"Heureuses" associations de lutte contre les sectes qui semblent pouvoir compter sur la MIVILUDES qui oeuvre sans ambiguïté contre le fléau sectaire,alors que la MILDT ne collabore décidemment pas avec ces nombreuses associations de lutte contre la drogue en les prenant souvent à contre-pieds avec son discours ambiguë et pervers.

Imaginerait-on la MIVILUDES développer une notion de fréquentation non nocive de quelconque secte?

Comment, pour ce qui concerne la drogue,le dernier rapport du Sénat a-t-il été obligé de critiquer le manque d'efficacité de la MILDT! Le lobby de la drogue serait-il plus puissant que celui des sectes?

D'autant que le fléau du cannabis,sans minorer bien sûr celui de l'emprise sectaire,est en nombre et en masse sans commune mesure supérieur au second et entraîne décès,délinquance et détérioration pandémique de notre société et surtout dans notre pays.

L'empire sectaire vise tant les "consommateurs" de sectarisme,que les acteurs de prévention contre les sectes...et contre la drogue.

-D'un côté des sectes et leur gourou qui utilisent directement la drogue pout leur fin,comme par exemple l'Iboga utilisé par des charlatans pour soit-disant aider au sevrage d'autres drogues.On peut s'étonner de la lenteur de la MILDT à faire classer cette substance,aussi puissante et nocive que le LSD,au titre de stupéfiant.Le rapport y fait allusion.(Les "qualités "de l'Iboga étaient vantées dans la revue de presse de la MILDT il y a quelques mois encore ...)

-D'autres membres sectaires,comme la mouvance gothique,consomment "culturellement" de grandes quantités de drogues.Le Pr.Parquet auditionné par la commission omet d'en parler,il réussit le tour de force de ne pas parler de drogue, alors qu'il est invité pour celà!

-D'autres enfin,comme l'église de scientologie ou les témoins de Jéhova, créent leurs propres associations de lutte contre la drogue. Elles utilisent cette noble tâche comme faux-nez afin de substituer auprès de ces jeunes personnes en état de faiblesse leur propre emprise sectaire.

Chacune des associations spécialisées dans la prévention et la lutte contre la drogue devront se garder de toute collaboration ou de transfert de compétence avec ces associations faux-nez ,qui utilisent ces buts humanitaires pour se mettre en valeur.

Le CNID joindra plutôt ses efforts et sa compétence aux autres associations réellement engagées comme lui à la préservation de la santé mentale et physique de nos jeunes ,au nom de la liberté.

 

16 décembre 2006

-------CANNABIS CHEZ L'ADOLESCENT --------LA NOUVELLE VERSION DU FONCTIONNEMENT DES C.E.S.C. EN MILIEU SCOLAIRE-------------------------------------------Les élèves de moins en moins protégés --

On se souvient de l'édition en mars 2006 du "GUIDE D'INTERVENTION EN MILIEU SCOLAIRE " dans le cadre de la PREVENTION DES CONDUITES ADDICTIVES dans les collèges et lycées qui râtait son objectif car l'informatio