Xavier Raufer, directeur des études du département de recherche sur les menaces criminelles contemporaines à l'université Paris-II, le 18-12-2008
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Environnement
: en Europe, il se produit clandestinement chaque année 100 tonnes de
drogues chimiques (ecstasy, amphétamines, etc.). Et ce, dans des
“laboratoires”qui sont de vraies poubelles, polluant gravement la
nature. En effet, fabriquer un kilo d’ecstasy produit de 15 à 20 kilos
de déchets toxiques très inflammables – au total,environ 2 000 tonnes
par an d’effluents empoisonnés abandonnés sur le sol européen par les
narcos.
Finances publiques : la seule cocaïne coûte chaque année 18 milliards d’euros au Trésor public britannique (police, justice, hôpitaux, travail social, etc.). On compterait 70 000 dealers au Royaume-Uni,où un adulte sur sept a “sniffé” de la cocaïne au moins une fois. En Italie, le coût social du narcotrafic est de 6,5 milliards d’euros par an (0,7 % du PIB italien), dont 43 % pour la répression.
Sécurité nationale : toujours selon les textes officiels, il y aurait, au minimum, 35 millions de toxicomanes en Europe, dont 23 au cannabis, plus de 5 millions aux drogues chimiques,près de 5 à la cocaïne… Quant à l’héroïne, Europol estime la consommation européenne annuelle à 135 tonnes (135 000 kilos…)
Sécurité nationale : toujours selon les textes officiels, il y aurait, au minimum, 35 millions de toxicomanes en Europe, dont 23 au cannabis, plus de 5 millions aux drogues chimiques,près de 5 à la cocaïne… Quant à l’héroïne, Europol estime la consommation européenne annuelle à 135 tonnes (135 000 kilos…) 2006 ; ils seraient passés à 4,5 millions en 2007 (+ 29 % en un an).
Les cocaïnomanes traités dans des hôpitaux européens étaient 13 000 en 1999 ; leur chiffre s’élevait à 33 000 en 2005 (soit + 154 %).
Chez nos voisins proches, l’intoxication est plus massive encore : en Roumanie, on compte ainsi 30 000 héroïnomanes dans la seule capitale, Bucarest. Parmi eux,trois fois plus de mineurs en moyenne que dans l’Union, certains intoxiqués dès l’école. En Russie, les stupéfiants (à 90 % de l’héroïne venue d’Afghanistan) tuent 30 000 personnes par an.
Face à cette déferlante, alors que le pire est peutêtre encore à venir, que peut faire l’Union européenne ?
Celle-ci devrait d’abord cesser de s’obnubiler sur la seule dimension sociale des affaires de drogue. Est-il en effet normal que le rapport annuel de l’Office européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) ne consacre pas une ligne au trafic de stupéfiants et aux trafiquants,comme si tout cela relevait de la génération spontanée, la drogue n’étant au fond qu’une sorte de fatalité “météorologique”, comme la grêle ou la foudre ?
L’Union devrait enfin cesser pour de bon de distinguer, à la néerlandaise, les drogues dites “douces”des “dures”.Une telle séparation politiquement correcte ne sert plus en effet qu’à la propagande des complices des trafiquants, la réalité démontrant l’inanité de ce distinguo factice.En Grande-Bretagne,pays d’Europe le plus ravagé par les stupéfiants (de son propre aveu),la dernière drogue à la mode se nomme “Mach 5s”. Il s’agit de haschisch saupoudré de cocaïne en cristaux (“crack”), un mélange particulièrement vicieux doté d’un grave pouvoir d’addiction. Mach 5s est vendu 6 euros la dose.Un prix idéal pour attirer les adolescents. Et l’on ose encore parler de “drogues douces” ?
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Et ils veulent dépénaliser?
Les innocents?
Non,pardon,les complices,petits soldats et portes valises des mafieux.
Rédigé par: Maurice | 20 décembre 2008 à 11:36
Quelle dure réalité.
Et dire qu'il y a encore en FRANCE des gens pour s'indigner quand des gendarmes vont chercher de la drogue dans les collèges pour empêcher les enfants d'être emportés par elle.
Et dire que des gens irresponsables souhaitent la dépénalisation et l'apprentissage de la consommation de drogue.
Cette situation est cruelle d'autant plus que les moyens de prévention dans les collèges et les lycées sont ridiculement insuffisants face à la dure réalité.
Pendant combien de temps allons-nous encore laisser faire?
Combien encore de morts et de malheurs devrons-nous subir?
Rédigé par: Bernard | 20 décembre 2008 à 14:04
Malheureusement, s'il y a aussi peu de moyens c'est parce qu'ils sont engloutit dans une répression aussi injuste qu'inefficace...
La légalisation des drogues entraînerait :
- la disparition des mafias
- l'investissement de tout l'argent destiné à la lutte contre le trafic dans la prévention
- la levée de taxes supplémentaires pour la prévention
Votre obstination à croire à l'efficacité de la répression est un frein à la prévention !
Rédigé par: lyz | 20 décembre 2008 à 14:18
Il y a vraiment des débranchés sur ce site qui défendent la drogue.
Ils sont de plus en plus pénibles dans les bahuts.
Il y a en que pour eux.On sent que certains profs les encouragent.
Si au moins ils avaient eu une information très tôt,ils ne diraient pas autant de bêtises.
Mais le cannabis les suit depuis qu'ils "raisonnent".Ils en sont imbibés,la façon de penser suinte le THC.
Le ou la plus pathétique c'est le ou la "LYZ".Elle intellectualise à fond.
Elle se fixe sur la répression alors qu'elle ne se rend même plus compte que ce qui manque le plus dans nos bahuts,c'est de la vraie info scientifique, économique sociologique et médicale.
Ralbol des idéologues bornés,des dépénalisateurs et des distributeurs (des revendeurs de Subutex)et des prêcheurs de cannabis.
Halte aux désinformateurs manipulateurs intello bobos.
PLACE AU CNID.
VIVE LA LIBRE PAROLE
Mort à schering plough et à ses démarcheurs.
On devrait faire des testings à tous les rigolos qui sont contre la répression.
Il devraient "raisonner à jeun" ou pas sous influence des dealers.
Rédigé par: Julien | 21 décembre 2008 à 21:13
Bonjour Julien,
d'abord et d'une, pour annihiler l'argument du "vous êtes fumeur donc sous l'emprise du produit, totalement manipulé", me concernant je ne suis pas consommateur régulier de cannabis. Alors le testing ne donnerait pas grand chose... Mais contrairement à ceux qui prétendent aider les jeunes, je sais de quoi il s'agit. Combien de ceux qui militent au CNID n'ont jamais touché un joint ? L'immense majorité sans aucun doute.
De deux, j'intellectualise, certes... Mais les partisans de la prohibition n'intellectualisent pas assez. Ils ignorent totalement la réalité, vivent dans un monde imaginaire bercé de leur idéologie et balancent des tartines d'émotion pour justifier leur démarche.
Au lieu d'argumenter, tout ce que vous êtes capable de faire, pour masquer l'absence totale de raisonnement, c'est "il/elle est pathétique", "il/elle est borné(e)", "ras le bol de la désinformation", "le lobby cannabis nous envahit". Je vous donne des faits, des chiffres, des arguments, des raisonnements, et vous m'opposez un vide désespéremment navrant.... Je désinforme, oui mais quoi précisemment ?
De trois, si je me focalise sur la répression, c'est parce qu'elle est au coeur du problème de la drogue : elle crée les conditions d'un marché noir et alimente la criminalité, elle criminalise le citoyen ordinaire, marginalise le jeune, et pire du pire elle empêche la prévention par la dépense inutile de moyens.
Les partisans de la répression ignorent les faits, et ignorent les avis des scientifiques.
Mais les lecteurs de ce blog sauront, je l'espère, faire la différence entre ma démarche et la morale quasi-religieuse, la "foi" en une utopie d'un monde sans drogue, qui vous pousse à agir. Peut-être qu'en notant que Christine Boutin et Hervé Gaymard, deux catholiques convaincus, font partie de la vice-présidence du CNID, on peut comprendre pourquoi cette association s'évertue à militer pour la répression.
Hélas cette foi a des répercussions importantes : la guerre contre la drogue a commencé il y a trente ans, et on observe depuis trente ans tout à la fois l'émergence de gangs en banlieue, une hausse de la consommation, l'âge de la première consommation qui diminue, les jeunes qui s'orientent vers des drogues de plus en plus dures.
Et vous voudriez encore renforcer la répression ? L'obscurantisme quasi-religieux que vous cherchez à répandre n'a pas sa place à l'école ni dans notre société. Il est dangereux pour la société toute entière, en particulier les jeunes.
Au contraire, il faut légaliser les drogues, expliquer que les drogues ont des côtés positifs mais aussi négatifs. Il faut que chaque consommateur sache ce qu'il risque lorsqu'il prend une drogue.
On y arrivera un jour, mais pas tant que votre idéologie conservatrice freinera l'évolution de la société...
Rédigé par: lyz | 22 décembre 2008 à 09:36
"L'Europe en retard d'une guerre": titre faisant surement référence à la guerre contre la drogue "War on drugs" que mène depuis trente ans les Etats Unis. Ils viennent d'ailleurs de dresser un bilan: des milliards de dollars engloutis, des milliers de personnes incarcérées (et pas seulement des dealers), +de50% de la population ayant consommé du cannabis au moins une fois dans sa vie!!, 1/3 de la cocaïne!. Alors oui la CNID!! (+ notre temps, valeurs actuel, reac news etc), nous aussi en Europe copions sur nos amis américains, mais comme c'est bien connu, avec un peu de retard (30 ans).
Notre Mexique à nous sera le Maroc, notre Colombie l'afghanistan.
Et puis comme les EU l'ont fait avant nous, on connait déjà la fin de l'histoire: plusieurs états légaliserons la marijuana médicale qu'on pourra acheter dans des dispensaires (cf. Californie), la marijuana sera dépénalisée pour de faibles quantités (cf. Massachusetts) et puis on finira par élire un président qui reconnaitra avoir consommé du cannabis fréquemment et qui lui aussi sera favorable à la dépénalisation et surtout à la fin de l'inutile War on Drugs. Enfin attendre 30 ans pour ça!!
C'est long.
N'essayons pas de faire du neuf avec du réchauffé comme dirait ma grand mère. Aprenons de nos échecs et innovons, la tolérance à demi-mots n'est pas une solution.
Une seule solution la légalisation du cannabis avec contrôle de l'état.
Rédigé par: Pr. John Howard | 06 janvier 2009 à 16:24
Je viens de lire votre commentaire Julien, totalement en accord avec vous, on devrait mettre tous ces drogués ces salissures souillures de la société erreurs humaines en taule et à vie. Ces vendeurs et consommateurs de mort me terrifient, on a retrouvé à Bethune du cannabis coupé au cyanure et au dentifrice, certains acros vendent à des jeunes de 10 ans des seringues de cannabis. Il faut libérer nos enfants.
Mort aux légalisateurs!
Vive la France et vive la Répression que Dieu vous garde. Avec des gens comme vous et moi nous pouvons sauver nos chers enfants (qui sont en danger DANGER)
Si certains suintent le THC moi j'ai l'impression que votre façon de penser suinte l'éthanol.
Rédigé par: Antonin Dubellai | 06 janvier 2009 à 16:37
Ce qui est dangereux est d'avoir un discours non crédible : c'est exactement ce qui se passe en France, et cela fait de notre pays le plus consommateur de cannabis ... malgré la prohibition. je crois aussi, comme l'a dit quelqu'un dans les commentaires : "l'obstination à croire à l'efficacité de la répression est un frein à la prévention ".
Il faut donc en France un discours crédible ....
En tant que membre de IACM, l'Association Internationale pour le Cannabis Médical, je ne peux que constater l'immense retard de notre pays , d'un point de vue scientifique car IACM ne compte aucun médecins français ... c'est impensable ...
Rédigé par: Alex J | 03 mars 2009 à 12:05
Non !
C'est parce que ma médecine française est une des meilleures au monde (voir les Prix Nobel) et jusqu'à nouvel ordre moral et oppressif(tel que chez la FARC ou en Biramanie)la drogue n'est pas l'essence de la société.
Juste un détail :le cannabis n'est pas un médicament et il n'a jamais guéri quoique ce soit.
La médecine française reste encore une médecine intelligente.
Et vive la Prévention!
Rédigé par: Maurice | 03 mars 2009 à 17:08
Etonnant de voir les partisans de la prohibition déplorer les effets dont ils chérissent la cause. Tout comme Xavier Raufer, grand criminologue, ils semblent incapables de comprendre que c'est la mise hors-la-loi de l'usage, la production et du commerce des drogues qui a provoqué ces effets pervers que toute la société subit. Car, hélas, l'illégalité ne fait pas disparaître les substances (ça se saurait) : bien au contraire, elle rend leur trafic EXCESSIVEMENT LUCRATIF, donc, très attractif pour ceux qui s'en chargent, et s'enrichissent avec. Et elle ne dissuade pas l'usage, mais criminalise les usagers.
Aux Etats-Unis, au début du XXe siècle, les moralistes puritains pensaient "abolir l'ivrognerie" en instaurant la Prohibition de l'alcool (1919). Les résultats catastrophiques ne se sont pas fait attendre : trafic, violence meurtrière des gangs, corruption, consommation en hausse, même chez les jeunes, absentéisme scolaire, hospitalisations en forte augmentation, alcool frelaté, etc.
Ces conséquences ouvrirent les yeux des moralistes (pas des bobos !) qui se sont aperçus qu'ils faisaient fausse route. Mme Pauline Morton Sabin fonda une association, la Women's Organization for National Prohibition Reform (L’Organisation des femmes pour une réforme de la prohibition nationale), pour rompre l'hypocrisie morale et dénoncer la Prohibition. Dans ses statuts, la WONPR soulignait que cette politique est « mauvaise dans son principe » et « désastreuse par ses conséquences dans l'hypocrisie, la corruption, les décès tragiques et l'épouvantable augmentation des crimes qui ont suivi la tentative avortée de sa mise en application ».
Mme M. Sabin remarquait : « Avant le Volstead Act [loi qui interdit l'alcool] nos enfants n'avaient aucun contact avec l'alcool, maintenant ils peuvent s'en procurer n'importe où ». Grâce à l’activisme de cette organisation, qui a compté jusqu'à 1,5 million de membres, la société prit conscience du problème, et alors que la prohibition de l’alcool avait été adoptée sous la pression d’une campagne intitulée "Save the Children from Alcohol", elle fut abolie avec la campagne "Save the Children from Prohibition."
C'est ainsi qu'en 1933, la délivrance de licences à des vendeurs assermentés et contrôlés, contraints d'obéir aux limites d'âge, fit disparaître les "bootleggers" (trafiquants), et permit aussi de faire décroître assez rapidement le taux d'alcoolisme chez les jeunes...
À méditer. Mais tire-t-on jamais les leçons de l'Histoire ?
Rédigé par: Raph | 07 mars 2009 à 22:21
Contre exemple I:
Les radars au bord des routes en France ont permis de sauver à ce jour environ 7000 vies car les gens ont été contraints de ralentir leur vitesse.
Contre exemple II:
La déclassification de la pénalisation du cannabis en UK a été à l'origine de l'explosion de sa consommation par les jeunes ados et de l'importation de jeunes esclaves asiatiques.Le skunk a envoyé des milliers de jeunes dans les HP.La Grande et entrain de revenir en arrire et reclassifie le cannabis.
Contre exemple III:
Une évolution "culturelle" est égalmeent entrain de se dérouler en Hollande.Les coffee shops sont réduites en nombre face à l'explosion de la délinquance dans les villes ou elles existaient.
Contre exemple III:
L'exemple de la prohibition en Amérique des années 30 pour mettre en valeur la libéralisation du cannabis et de la drogue en 2009 est une manipulation récurrente du lobbing des vendeurs de drogue qui s'appuient sous des couverts "intellos" sur des interprétations historiques erronées.Les personnes manipulées sont inviter à s'bstenir de participer à ce mensonge.
Contre exemple IV:
L'autorisation de laisser fumer du tabac dans les lycées,"victoire" des évènements de 68 et la manipulation réussie des fabricants de tabacs sur les syndicats de professeurs qui ont ainsi tout fait pour empêcher l'application de la loi EVIN dans les établissements scolaires,a entraîné le développement de la conso chez la femme (passé devant l'homme)de façon dramatique.Le nombre de cancer du poumon chez elle est entrain de rattraper lamentablement celui de l'homme.
Gare aux faux intellos et à l'interprétation erronée et partisane de l'histoire.
Rédigé par: Claude -La réalité- | 08 mars 2009 à 11:44
Certains voudraient cantonner le CNID dans le rôle du censeur,du gendarme et du tout répressif,mais rappelons nous que son objectif essentiel est la PREVENTION, l'information sur une réalité objective et la protection des jeunes et des ...enfants
Rédigé par: Pierre | 09 mars 2009 à 11:54
Bonjour à vous,
Pierre : oui enfin le CNID soutient systématiquement la répression et assimile les opérations policières comme une forme de prévention.
Claude : "une manipulation récurrente du lobbing des vendeurs de drogue qui s'appuient sous des couverts "intellos" sur des interprétations historiques erronées." Pouvez-vous svp alors nous expliquer quelle est la "bonne" interprétation de la chute du trafic d'alcool et des mafias liées à son exploitation après la fin de la prohibition aux USA ?
Rédigé par: lyz | 11 mars 2009 à 12:52
Le succès de l'action des incorruptibles.
Si seulement en France à notre époque les incorruptibles étaient plus nombreux.
Rédigé par: Claude | 11 mars 2009 à 16:17
Bonjour Claude,
excusez mon impudence mais êtes vous sûrs que vous ne vous mélangez pas les pinceaux ? Je parlais de la chute des mafias *après* la fin de la prohibition. La cellule des incorruptibles a été dissoute à la fin de la prohibition. Comment les incorruptibles auraient-ils pu mettre fin aux actions criminelles de la mafia alors qu'ils n'existaient plus ?
Rédigé par: lyz | 11 mars 2009 à 22:42
D'après vous ce sont les gendarmes et les policiers qui génèrent les mafias.Pour les faire disparaître,il suffit de supprimer la répression qu'exercent outrageusement ces individus.
Si en plus on dépénalise,plus aucune délinquance n'est à subir.
CQFD.
C'est simple limpide et très efficace...d'autant plus que ce seront les mafias qui auront pris le pouvoir.
Vous avez raison Luz,continuez à les défendre ils ont besoin de "plaideurs"comme vous.
Vive les généraux grecs,les autres birmans,les Farc,Haïti etc..
"Z" Il est vivant.Le CNID est vivant,il a choisi son camp:celui de la démocratie et de la liberté.
Rédigé par: Claude | 12 mars 2009 à 08:58
Bonjour Claude,
vous déformez mes propos sans répondre à ma question. Je n'ai jamais dit que les gendarmes ou les policiers génèrent les mafias. Ce sont les lois et uniquement les lois qui les font naître. Vous préférez interdire un marché plutôt que de le réguler !
Ce n'est pas la solution : vous provoquez un appel d'air formidable pour les mafias qui s'engouffrent là où l'Etat n'est pas. Je ne plaide pas pour le crime organisé (pourquoi toujours caricaturer ceux qui veulent réformer ?) mais pour la régulation par l'Etat, comme l'alcool après la prohibition.
Qui défend les mafias dans l'histoire ? Les prohibitionnistes (malgré eux) qui militent pour la jungle économique, uniquement régulée par la répression, et qui profite avant tout aux mafias.
La fin de la Prohibition a eu raison des mafias liées à l'alcool, non pas à cause des incorruptibles (ils ont fait ce qu'ils ont pu), mais seulement parce que l'Etat est revenu sur la législation.
Rédigé par: lyz | 12 mars 2009 à 10:56
Claude est un vrai intellectuel : il sait distinguer les "vrais" des "faux". Quel don !
Aucun de vos "contre exemples" n'en est un, comme on va le voir.
Contre exemple I : les radars.
Pour que votre analogie avec la prohibition soit correcte, c'est comme si l'Etat, dans le but (légitime) de sauver des vies sur les routes, interdisait totalement la conduite automobile, arrêtait, condamnait et/ou incarcérait les conducteurs osant rouler quand même, consacrait des moyens répressifs conséquents pour démanteler les "trafics" de voitures vendues clandestinement par les revendeurs, dans le but de faire tomber les affreux et richissimes barons de l'auto.
Ceci dit pour que vous mesuriez bien l'ampleur du problème que vous semblez largement méconnaître. Une politique de légalisation, c'est-à-dire d'une réglementation et d'un contrôle, ne signifie pas que tout est permis.
Contre exemple II : l'Angleterre
Oui, l'Angleterre a reclassifié le cannabis. Mais il n'y a pas de lien entre l'usage et la politique menée : des études ont montré que la consommation de cannabis n’est pas simplement fonction de la politique en matière de drogue.
L'étude de l’Organisation Mondiale de la Santé en juillet 2008, par exemple, qui souligne que : « la consommation de drogue n’est pas également répartie, ni simplement liée à la politique en matière de drogue ; les pays dotés d’une législation sévère à l’encontre des consommateurs n’enregistrent pas des taux de consommation inférieures à ceux des pays bénéficiant d’une législation plus libérale ».
http://medicine.plosjournals.org/perlserv/?request=get-document&doi=10.1371/journal.pmed.0050141&ct=1
Contre exemple III : les Pays-Bas
Si certains désirent en effet fermer des coffee-shops, ce n'est pas dans le cadre d'une remise en question de la politique néerlandaise, au contraire : c'est pour aller plus loin dans la voie de la régulation et du contrôle, qui vous fait tellement horreur (on se demande pourquoi) !
Dépêche AFP du 21.11.08 :
Des maires néerlandais réclament un projet pilote de culture de cannabis
Trente maires néerlandais, réunis vendredi à Almere (nord-est d'Amsterdam), ont appelé le gouvernement à autoriser des projets pilotes de culture de cannabis pour mettre fin à la criminalité organisée qui se cache derrière l'approvisionnement de leurs coffee shops. "Il est nécessaire de passer à la régulation et au contrôle de la production et de la vente" de cannabis, affirment ces maires dans un communiqué. Leurs exigences seront adressées aux ministres de la Justice, de la Santé et de l'Intérieur. "Il faut commencer en organisant et surveillant un projet pilote", indique le communiqué publié par l'Association des communes néerlandaises (VNG) qui organisait la rencontre. L'association espère exposer ses demandes "avant Noël" aux ministres concernés. Selon une étude, une majorité de maires néerlandais des 106 communes où sont installés des coffee shops sont favorables à une légalisation de la chaîne de production et de vente du cannabis. (...)
Contre exemple III? bis : l'exemple de la Prohibition des années 30
Ben voyons. Si les faits historiques archi-documentés vous dérangent, n'hésitez pas à réécrire l'Histoire ! Vous êtes parent avec Mgr Williamson ?
Claude, faut arrêter la fumette, et ouvrir quelques bouquins d'histoire. Les historiens sont-ils un "lobby de vendeurs d'alcool" ?
Je répète donc ce fait : à l'époque, les moralistes puritains de votre genre ont d'abord soutenu la prohibition en croyant qu'elle "éradiquerait l'alcoolisme" ; mais devant les ravages de la criminalisation, ils ont changé d'avis, et soutenu un contrôle et une réglementation étatique.
Contre exemple IV : tabac dans les écoles
Je déplore comme vous la situation (même si je ne partage pas votre explication sur la cause, c'est moins simpliste). Mais ne pensez-vous pas que ça serait pire si le tabac était totalement prohibé (culture et commerce compris) ?
Pour votre information, et pour revenir au cannabis, les sénateurs conservateurs canadiens se sont prononcés, après analyse approfondie, pour une légalisation contrôlée du cannabis.
Voir le rapport à http://www.parl.gc.ca/drogues-illicites.asp (cliquer "Rapports").
Sont-ils des dealers ? Des fumeurs ? Non, évidemment. Bonne lecture !
Rédigé par: Raph | 13 mars 2009 à 15:55
Munich et les collabos.
Ne restons pas couchés dressons nous contre cette dérive suicidaire.
Oui les fumeurs sont des dealers puisqu'ils enfreignent la loi votée par la majorité.
Ils ne cherchent que leur plaisir égoïste pour après être tombés dans la dépendance,se faire entretenir par la collectivité, donc au détriment des plus pauvres et des plus fragiles d'entre nous.
Financer de façon éhonté le subutex dont la société est en ce moment entrain de faire de très bonnes affaires,pour faire croire que l'on soigne des malades,c'est affaiblir les vrais malades.
La maladie de la drogue est une maladie évitable.
Les autres malades ou handicapés n'ont pas choisi d'être malades.
Les corrompus de la drogue cherchent maintenant à esclavagiser les jeunes ados et ils diront plus tard "ils n'ont pas pu choisir"
Raph, au lieu d'aller chercher des références étranges et étrangères occupez vous plutôt d'aider à la prévention plutôt que d'aggraver l'hémorragie de la Sécurité Sociale pour financer les soins de jeunes bourgeois du XVI arrondissement.
Vos raisonnements sont des raisonnements petits bourgeois.
Vive la prévention dans les banlieues des pauvres.
Halte à la réduction des risques chez les friqués bobos.
Rédigé par: Maurice | 14 mars 2009 à 12:40
Maurice, votre message est affligeant. Vous pensez (le mot est fort) de manière aussi caricaturale sur tous les sujets ?
Je ne vois absolument pas en quoi mon raisonnement est "petit bourgeois".
Je vous trouve quand même gonflé de me suggérer de "m'occuper d'aider à la prévention" alors que si je milite si ardemment depuis longtemps pour une politique alternative en matière de drogues, qui soit JUSTE, HUMAINE ET EFFICACE, c'est précisément parce que la politique actuelle ne l'est pas, et qu'elle gaspille 80% de ses moyens dans une REPRESSION stérile au lieu de se consacrer essentiellement à la PREVENTION, comme devrait l'être toute politique de santé publique digne de ce nom.
Alors, vos leçons de moralité et vos "résonnements" de comptoir de bistrot, hein...
Si vous faisiez l'effort de consulter ma référence "étrange", vous pourriez, comme les sénateurs conservateurs, dépasser les préjugés que vous avez sur le sujet.
Ils ont examiné « de façon transparente et objective » les lois et politiques anti-drogues du Canada concernant le cannabis [guère différentes de la France]. Pour ce faire, le Comité a procédé à l’audition de nombreux experts internationaux, a préparé des rapports de recherche et de synthèse, a recueilli de connaissances issues de nombreuses disciplines, a analysé des commissions d'enquête ayant examiné les politiques sur les drogues de plusieurs pays, et a étudié des rapports de synthèse établis par des groupes de travail scientifique dans divers pays européens et aux États-Unis.
En conclusion, le Comité juge « essentiel de souligner [que] les politiques publiques ont très peu d'effets sur les tendances d'utilisation. Par contre, elles peuvent avoir des effets sur les contextes d'usage : la prohibition et la pénalisation entraînent la possibilité d'hériter d'un dossier judiciaire pour simple possession de cannabis, et créent un marché noir qui met les jeunes en contact avec des éléments criminalisés et qui les force eux-mêmes à « se cacher » pour éviter d'être repérés par la police. ».
De plus, « les politiques des gouvernements ont aussi des effets négatifs, notamment en s'interdisant une véritable approche de santé publique, d'information équilibrée, et de contrôle de la qualité et de la disponibilité des substances. Il s'ensuit que la qualité des produits
est variable, que personne ne prend la responsabilité d'informer les usagers du contenu et de l'ensemble des effets des produits, que la production et la distribution des substances sont laissées au monde interlope, notamment aux groupes criminalisés, qui en tirent des bénéfices immenses, tant pécuniaires qu'en terme de leur pouvoir d'attraction voire de corruption. »
À méditer, Maurice !
Rédigé par: Raph | 16 mars 2009 à 22:53
merci à Raph ! contrairement à ce que disent Maurice ou Claude, ce n'est pas un faux raisonnement que de dire que la prohibition provoque l'apparition des mafias.
Mais les Etats sont en train de s'interroger sur leur politique de lutte contre la drogue. Ils constatent tous que la guerre contre la drogue ne fonctionne pas : Amérique du sud, Mexique, Etats-Unis, Canada, Europe. La commission Beckley auditionnée hier par la CND (commission de l'ONU sur les stupéfiants, membre de l'UNODC) souligne l'échec et les dégâts de cette politique.
D'autre part, dans quelques jours une loi autorisant la culture, et la vente de cannabis en Californie sera examinée (assembly bill 390). Espérons que cette loi passe, et le vent du changement soufflera sur le monde. Enfin, les Etats pourront réguler ce marché au lieu de le laisser dans les mains des mafias comme à l'heure actuelle.
Rédigé par: lyz | 17 mars 2009 à 15:14
Valeurs actuelles n'aime que le vin et l'alcool. Le rapport de l'INCA, Institut National du Cancer ne va pas dans leur sens et le coup des 2 verres par jour est démonté, le risque de cancer augmentant de 9 à 168% par verre consommé ! Mais cela Xavier Raucher et son complice de l'OND Alain Bauer n'en ont cure ! Le cannabis ne tue pas mais il est persécuté, l'alcool tue au bas mot 45 000 personnes par an mais on lui fait de la publicité ! Est-ce que c'est vraiment la sécurité sanitaire qui anime le lobby de la répression ?
Rédigé par: Just | 17 mars 2009 à 18:10
Il est curieux de voir que les gens qui prônent habituellement la prohibition de la drogue se taisent soudain lorsqu'on leur demande s'ils apprécieraient que l'on prohibe la drogue qu'ils consomment...
(L'alcool)
Rédigé par: sined_marlouf | 21 mars 2009 à 03:20
"Les enfants risquent d'être en moins bonne santé que leurs parents",
tel est un titre du journal le Monde du 20/03/2009 au sujet des modes de consommation des jeunes sur le plan .....alimentaire.
Alors critiquer le CNID qui cherche à prévenir et informer sur les dangers de la consommation de drogues et notamment la plus destructrice d'entre elles le cannabis et qui se félicite qu'en parallèle les stupéfiants soient interdits à la fabrication,à la vente et à la consommation,c'est bafouer l'esprit du DEVELOPPEMENT DURABLE.
Vive l'écologie!Halte au space cake
On interdit bien la pollution et on lutte bien contre les pollueurs? Vouloir les défendre et permettre une pollution dépénalisée peut sembler être une démarche ringarde et ridicule lorsque elle est en plus enrobée de grandes démonstrations pédantes.
Ou pêtardantes
Rédigé par: Maurice | 21 mars 2009 à 10:52
Le cannabis la drogue la plus destructrice ?...
Laissez-moi rire !
L'alcool tue en gros 45 000 personnes par an en France, rien que pour raisons médicales.
Alors pourquoi continuez-vous d'en consommer ?
Rédigé par: sined_marlouf | 21 mars 2009 à 13:08