Après avoir tenter d'utiliser la sensibilité des parents d'élève et permis au lobby dépénaliste du cannabis de faire pression sur les médias,les choses rentrent dans l'ordre sur le plan local et quasi confidentiel.
Il faudra bien un jour dénoncer les manoeuvres démagogiques qui peuvent nuire à la santé et au libre arbitre de nos enfants.
Article de La Dépêche du Midi du 13 Janvier 2009;
Publié le 13/01/2009 09:00 | Béa. D.
Sécurité : l'apaisement après le contrôle de Marciac
Le colonel Bertrand Soubelet et Philippe Martin ont levé les malentendus.
Philippe Martin n'a pas l'habitude de mâcher ses mots lorsqu'il prend la parole à l'Assemblée nationale. Les ministres auxquels il a demandé des explications fin 2008 suite au contrôle anti drogue, au collège de Marciac, s'en souviennent. Mais en tant qu'ancien préfet, il est aussi respectueux des devoirs régaliens de l'État. Il a donc profité de la main tendue par le colonel Soubelet, hier, pour exprimer « son absolue confiance dans l'action que mènent les gendarmes du Gers qui œuvrent pour le droit à la sécurité tout au long de l'année ».
Le commandant du groupement de la région de gendarmerie Midi-Pyrénées, en poste depuis le mois de juillet, était venu se présenter comme il l'a déjà fait dans d'autres départements. L'occasion pour lui d'aborder franchement des « événements circonstanciés qui ont mis un peu d'émois dans la gendarmerie » mais qui, s'est-il empressé d'ajouter, « n'entament pas la confiance réciproque » entre deux partenaires habitués à travailler ensemble sur le terrain de la sécurité routière ou des rénovations de brigades (lire ci-dessous).
Certes ! Mais les blessures sont profondes chez les militaires surtout depuis que certains articles, dans la presse nationale, ont transformé une intervention faite dans les règles, et à la demande du chef d'établissement, en bavure proche de l'attouchement sexuel. Bien évidemment, la visite dite de prévention expliquant les dangers de la drogue et le mode d'intervention des chiens renifleurs aurait pu être faite avant le contrôle… comme ça se fait habituellement. Mais les gendarmes n'ont pas choisi le calendrier. Et, pas de chance pour eux, leur statut leur interdit de donner leur version des faits dans les médias, à l'inverse de personnes politiquement engagées qui n'ont pas manqué de faire enfler la polémique pour mettre le chef de l'État, ancien ministre de l'Intérieur, en difficulté à une période où les modes d'intervention des forces de l'ordre étaient sur la sellette.
Raison de plus pour lever les derniers malentendus entre le colonel Soubelet et le président du conseil général qui n'ont pas ménagé leurs sourires pour renouer des liens de confiance.
L'élu gersois a donc remis les choses à leur place. « La drogue est un fléau qu'il faut absolument empêcher. On ne fait pas de la prévention et même de la répression en ayant un comportement d'enfant de chœur. »
Il a souligné l'esprit de responsabilité des personnes choquées par le contrôle en rappelant qu'il n'y avait pas eu de manifestation à Marciac. Et il a invité les élus à « tirer les enseignements de cette affaire ». En l'occurrence, pour lui, « les gendarmes appliquent la loi ». Aux députés de se « demander si les procédures sont adaptées », le but étant de « réussir l'aspect pédagogique, y compris dans la répression ». En conclusion, le colonel Soubelet s'est dit ravi de cette « phase de compréhension et d'apaisement. Le degré de confiance entre la population gersoise et la gendarmerie est à ce prix » même si « 90 % des gens savent très bien comment la gendarmerie travaille et quelle est sa déontologie ». Pour convaincre les 10 % qui douteraient encore, les gendarmes espèrent que la commission nationale déontologie sécurité saisie par la « défenseure des enfants » Dominique Versini rétablira la réalité des faits. Quant au papa de la petite Zoé qui avait témoigné, il attend la venue de la commission d'enquête de la Ligue des droits de l'homme, dimanche à Marciac.Mardi 13 Janvier 2009
Article le Sud ouest du 13 Janvier 2009
AFFAIRE DU COLLÈGE DE MARCIAC. Le chef de l'exécutif gersois et le patron régional des gendarmes se sont rencontrés hier matin
Après le coup de froid, une union réaffirmée
La controverse est quasiment oubliée. Mais certaines blessures avaient du mal à cicatriser. Plus d'un mois après l'affaire du collège de Marciac, où une opération antidrogue de la gendarmerie avait été vivement critiquée, Philippe Martin a reçu, hier matin, le patron des gendarmes au niveau régional, le colonel Bertrand Soubelet.
Officiellement, il s'agissait d'une première entrevue de courtoisie entre le gradé, en poste à Toulouse depuis sept mois et le président du Conseil général gersois. Mais quelques semaines après le tohu-bohu national autour du contrôle antidrogue, les deux hommes ont aussi abordé le sujet de brouille, tout en montrant qu'ils travaillaient de concert. L'occasion de faire le point sur cette affaire qui avait défrayé la chronique de décembre.
1Enquêtes achevée ou en cours
L'affaire du collège de Marciac n'ira vraisemblablement jamais sur le terrain judiciaire. Aucune plainte n'a été déposée au parquet d'Auch et la gendarmerie ne souhaite pas non plus porter plainte pour diffamation. « Nous sommes dans une phase d'apaisement (...), souligne Bertrand Soubelet. Le degré de confiance entre la population gersoise et la gendarmerie est à ce prix. »
L'enquête interne de gendarmerie, demandée par le ministère de tutelle, a été rendue avant les vacances de Noël. Aucune faute personnelle ne semble pouvoir être imputée aux forces de l'ordre. Deux autres enquêtes sont en cours actuellement. L'une est diligentée par la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDC), composée de parlementaires, d'un magistrat et d'autres personnes qualifiées. Une autre est menée par un collectif indépendant, constitué de la Ligue des droits de l'homme (LDH) et du Syndicat de la magistrature (SM) notamment. Mais les gendarmes concernés par l'affaire « répondront seulement aux questions de la CNDS », précise le colonel.
2Le moral des troupes
Les affaires de Pavie et de Marciac ont évidemment plombé la tête du corps des gendarmes dans le département. « Quelques jours après le contrôle, je suis venu apporter mon total soutien aux gendarmes de cette opération », explique le chef des huit groupements de Midi-Pyrénées. Il signale également « le moral très touché » de ses hommes, particulièrement celui d'une gendarme de la compagnie de Mirande, cible anonyme des attaques car ayant participé au contrôle de Marciac. « Cette jeune femme d'origine réunionnaise, dit-il, est mortifiée par ce qui a été dit. Un accompagnement a ainsi été nécessaire. »
3La polémique est derrière
« Nous souhaiterions que cette affaire quitte le terrain de la polémique et voir les enseignements que l'on peut en tirer », estime Philippe Martin. Le 3 décembre dernier, le député gascon était montée à la tribune du Palais Bourbon pour demander, de manière virulente, des explications sur l'opération antidrogue du 26 novembre. Aujourd'hui, il veut « tirer des bénéfices de ce qui a pu se passer. » « Comment améliorer le système ? Comment bonifier ses aspects pédagogiques y compris dans une opération de répression ? Voilà les questions que nous devons nous poser. »
jc.galiacy@sudouest.com



Le principal est que tout soit rentré dans l'ordre.
Ces pauvres habitants du Gers finiront bien par comprendre qu'il faudra bien un jour ne plus les prendre pour des marionnettes.
Rédigé par: Maurice | 13 janvier 2009 à 18:13
Opposer et comparer la pratique de la consommation d'alcool gastronomique et du cannabis:Quelle mauvaise foi.
Mais lutter contre l'alcoolisme de dépendance chronique ou de défonce et contre le cannabis me paraît plus intelligent et moins idéologique.
Libéraliser,par alter-libéralisme ou gauchisme de type soixant'huitard et fils, l'usage du cannabis et autres drogues sous prétexte qu'un usage de "vin de table" existe et on a droit aussi nous les cannaboeufs à nous réunir,me paraît très extrêmiste et parfaitement ringard.
Aller chercher des thèses à l'étranger est ridicule et correspond plutôt à la défense d'un produit par goût et tendance personnelle.
L'intérêt commun est de lutter contre tous les produits psychotropes et en particulier le cannabis et autres drogues qui ne sont pas historiquement culturels en empêchant ces nouveaux arrivants de perdurer et en continuant à réduire l'alcool comme cela a été fait depuis de nombreuses années.
Mais fumer un pêtard parce que papa bois sa bière et que je veut pas faire comme lui -NA- me semble être un comportement acnétesque d'ados persistants.
Rédigé par: Bonzaï | 26 mars 2009 à 14:40
Se balader sous la pluie dans un paysage magnifique et le soir lire un livre en écoutant de la bonne musique:Quel bonheur!
Sans alcool sans clope sans cannabis,juste un verre d' orangeade,quel pied!
Chiche pour ceux qui veulent essayer ce jour et les jours suivants.
Enfin libre!
C'est le moment de faire le pari d'esssayer.Le pari de PASCAL bien sûr...
Rédigé par: Pascal | 12 avril 2009 à 21:54