Le Conseil Pontifical pour la Pastorale de la Santé présentait en novembre 2001 le Manuel de Pastorale "Eglise, Drogue et Toxicomanie".
Voici ce qu'écrivait Monseigneur Javier Lozano Barragan à l'occasion de sa présentation:
EXTRAIT:
"On se pose souvent des questions sur ce qu'il faut penser et faire face au problème de la drogue. De nombreux évêques, de nombreux prêtres, religieux et religieuses, des pères et des mères de famille inquiets se sont interrogés : que pouvons-nous faire, comme chrétiens, en face du problème de la drogue? Nous n'avons pas la prétention d'apporter une réponse définitive avec notre Manuel: nous voulons donner des indications qui pourront soutenir l'action pastorale. Nous savons qu'il existe beaucoup de méthodes, qu'il y a beaucoup d'expériences réalisées par des personnes totalement et héroïquement consacrées à cette activité pastorale. Nous respectons toute cette pluralité, parfois pas très harmonieuse, de moyens de prévention et de soins mis en œuvre dans le domaine de la drogue; ici, nous ne prétendons pas proposer de nouvelles méthodes, mais fournir des réponses simples, qui soient des repères pratiques, aux questions qui nous semblent importantes et en quelque sorte essentielles pour l'action pastorale et qui pourront peut-être aussi servir à ceux qui sont spécialisés dans ce domaine avec beaucoup de dévouement et de sollicitude.
Nous dédions particulièrement ce manuel aux évêques dans les diocèses desquels se pose si souvent le problème qui constitue un aspect non négligeable de la pastorale des jeunes, même si la drogue ne touche pas seulement le monde des jeunes mais aussi celui des enfants et d'un grand nombre d'adultes. Il est évident que nous le dédions aussi aux prêtres et aux autres agents pastoraux qui, en union avec les évêques, travaillent à rendre toujours plus actuelle la présence du Royaume de Dieu dans le monde. Les parents qui ont des enfants toxico-dépendants et qui ne savent pas comment les aider sont aussi l'objet de notre attention ; nous nous adressons enfin fortement aux familles.
Le monde des hommes politiques joue un grand rôle dans le domaine de ce fléau, et les résultats pour la réduction de celui-ci dépend considérablement de leur attitude. Nous leur dédions donc aussi ce manuel qui pourra peut-être les aider à réaliser la délicate et difficile mission qu'ils se sont fixée pour protéger et guérir tant de personnes qui souffrent à cause de ce terrible mal.
Nous avons particulièrement tenu compte du monde de la santé, de tous les professionnels de la santé. Ce manuel n'est pas un traité spécialisé mais ils y trouveront des éléments de valeur et des orientations qui les aideront dans l'accomplissement de leur mission de prévention et de soins.
Le manuel prend en considération les jeunes; nous voudrions qu'ils en fassent usage comme d'un instrument visant à prévenir ce mal et à sortir de la toxico-dépendance. Les enseignants de tous les niveaux scolaires, en particulier des écoles élémentaires, peuvent donner à leurs élèves une information et une éducation adaptée sur ce problème de la drogue. Nous leur dédions notre manuel avec une attention particulière, ainsi qu'à ceux qui s'intéressent à ce problème tellement grave de notre temps.
Comme nous l'avons dit plus haut, le manuel débute avec les paroles de Sa Sainteté Jean Paul II sur ce grave problème. Nous pouvons dire que les chapitres qui suivent sont en quelque sorte le commentaire de ses paroles.
Le Pape nous parle de trois actions particulières à entreprendre pour une pastorale capable d'aborder le problème de la drogue: prévention, soins, répression. Le manuel traite les deux premières: la prévention et les soins. Nous n'avons pas abordé la question de la répression. Le Pape l'évoque en déclarant que nous devons tous lutter contre la production, l'élaboration et la distribution de la drogue dans le monde et que c'est un devoir particulier pour les gouvernants d'affronter avec courage la lutte contre les "trafiquants de mort". Ce point ne sera pas traité dans ce manuel, mais nous faisons nôtres les paroles du Pape et nous demandons à tous de lutter sans pitié contre la drogue.
Nous savons que c'est la demande qui appelle l'offre. La prévention, tout comme l'éducation au sens des valeurs amèneront vraiment la réduction de la demande, et par conséquent, la proposition des drogues diminuera à son tour.
On ne peut pas dire qu'il y a d'une part des pays producteurs et des pays consommateurs de l'autre. Aucun n'est étranger à cette vague nuisible qui recouvre tout, tous les pays produisent et tous consomment, particulièrement maintenant, avec les drogues synthétiques. Nous sommes tous concernés ; les barons de la drogue sont plus forts et font davantage de ravages dans les pays riches que dans les pays pauvres. Nous devons tous nous engager à fond dans la lutte contre ce mal destructeur."
Que la prohibition du cannabis soit abolit et que ces effets pervers qui font beaucoup de mal cessent......
Que la légalisation du cannabis vienne pour que les dealers ne puissent plus vendre un seul gramme de cannabis frelaté a nos enfants pour les diriger sournoisement vers les drogues dures.....
Que les consommateurs responsables ne fasse plus l'objet d'une traque injuste.....
que la prévention
"non desinformative" règne sur la terre......
AMEN
Rédigé par: père lejoint | 26 octobre 2009 à 12:37
hehe, on sait d'autre part à quand remonte la diabolisation du cannabis : par l'Eglise du 15ème siècle. Innocent VIII assimilait la consommation de cannabis avec la sorcellerie et permettait de justifier les dérives de l'inquisition dont la torture d'innocents (d'où son nom bien sûr !).
Le CNID est une association de droite catholique, proche des chrétiens-démocrates (Christine Boutin et Hervé Gaymard sont vice-présidents). Ils sont simplement dans la même lignée : l'inspiration de la peur, la diabolisation et la désinformation.
Rédigé par: lyz | 26 octobre 2009 à 18:24
Les articles de LIBERATION sur "Si le cannabis était légalisé il y aurait plus de violence" et aussi les réactions de Manuel Valls semblent bien contredire la malheureuse initiative de Daniel Vaillant.
Les légalisateurs ne sont pas au bout de leur peine.
Daniel Vaillant avec le cannabis légalisé se prend les pieds dans le tapis.
Ses autres amis devraient tout simplement arrêter de fumer le tapis; ils attrappent de la poussière dans le cerveau.
Rédigé par: YOUPI Tralala | 26 octobre 2009 à 23:40
c'est surtout la jeunesse française qui n'est pas au bout de ces peines (de prison notamment)...
Avec la prohibition qui au nom d'une morale d'un autre age et de la fierté mal placé des hommes politiques qui ne veulent pas avouer au peuple que le système prohibitioniste qu'ils ont soutenus temps d'années est en fait la pire des chose que l'on pouvait faire.
Que cette prohibition est a l'origine des dérapages vers des comportement de consommation toujours plus dangereux et plus irresponsable.
Du cannabis toujours plus "coupé" donc plus nocifs ,des consommateurs toujours plus jeune.
Les mafias toujours plus riches... alors que la science a prouvé que le cannabis est bien moins dangereux que l'alcool.
Alcool , cette drogue dure qui tue infiniment plus que toutes les autre drogues ,
par les comas éthyliques ,les maladies ,les accidents..
Alors que le cannabis ne provoque pas d'overdose contrairement a l'alcool
Que le cannabis provoque infiniment moins de comportement a risque que l'alcool ("je suis bourré dons je suis un pilote ...hic..) et infiniment moins d'accident
L'alcool et le tabac sont cancérigène par nature ,quel que sois leurs modes de consommation!!!
Alors que des modes de consommation non cancérigène existe bel et bien pour le cannabis!
(et ça ça fais peur aux gens du cnid bizaremment. ils ne veulent pas que cela soit possible..a réfléchir)
Comme la cuisine ,les gateaux et la vaporisation.
(je vous invite a vous renseigner sur les vaporisateurs pour plantes médicinales si la vérité ne vous fais pas peur)
La vaporisation est une alternative "non toxique" a la fumé.
On en fais la promotion dans les lieux de consommation et points de vente du cannabis pour que les gens utilisent des vaporisateurs plutot de de fumé .
Donc ces mode de consommation "propres" sont en train de remplacer la fumé;mais uniquement dans les pays qui autorisent l'usage..
(a réfléchir) une consommation plus responsable est aussi de coutume dans ces pays.
Mais heureusement! Le cnid va sauver la jeunesse du vilain démon cannabis avec de l'eau bénite (a 45°)....
Car dieu est avec lui!!
Ainsi que Liberation et
Manuel Valls....cela ne peut etre qu'un signe divin!!!
L'encens d'église et le vin de messe ont des effets encore plus durs que les drogues sur l'atrophie du cerveau a ce que je remarque....
le cannabis c'est de la gnognote a coté de l'effet que peut avoir une "grosse secte".
Ou alors ce sont les sequelles post-traumatiques qui sont difficilement évitables lors ce que tout petit on a été au catéchisme avec les gentils curés pédophiles...
des hommes de foi...des hommes honorables.....qui adorent les enfants....
Rédigé par: le père Sécution | 27 octobre 2009 à 01:47
Mais ou est donc passé le père Censure...???
je veux dire le modérateur bien sur
Rédigé par: la mère supérieure | 27 octobre 2009 à 01:54
Aprés cet anticléricanisme primaire, relisons l'article de Laurent Joffrin sur LIBERATION du 26 octobre 2009 : " PARADOXE ".
Il ne dit rien de très différent de ce que disait le Conseil Pontifical de la Pastorale de la Santé ...en novembre 2001.
Rédigé par: YOUPI Tralala | 27 octobre 2009 à 08:11
Ce texte ne prouve qu'une seule chose:
Laurent joffrin et le conseil pontifical de la pastorale de la santé ne captent absolument rien au sujet de la drogue douce(et drogue dure aussi)
et de comment faire baisser sont impact sur la santé publique , sur l'économie souterraine, et sur beaucoup d'autres points.
il suffit de regarder les commentaire sur cette article pour comprendre que personne ne partage l'opinion de Monsieur Joffrin.. a cette adresse-->
http://www.liberation.fr/societe/0101599319-paradoxe
Tout d'abord le texte de MOnsieur Joffrin (qui est un véritable aveux de sont incompréhension de la réalité actuelle
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Solution simple et, pour ainsi dire, de facilité : on légalise. Tout, la consommation et le commerce. Le marché du cannabis échappe aux dealers ; la qualité des produits est mieux assurée ; la police peut se concentrer sur d’autres tâches. Un homme aussi raisonnable que Daniel Vaillant, ancien ministre de l’Intérieur, plaide en ce sens.
Encore faut-il évaluer les conséquences probables d’une politique aussi libérale. Les pays qui sont allés dans cette direction, Espagne ou Pays-Bas, ne sont guère enthousiastes. Ils tendent même à revenir en arrière. Aussi bien, ils sont placés devant un paradoxe : on lutte contre le tabac, mais on libéralise le cannabis, dont les effets sont nocifs quoique différents. Drôle de politique de santé publique…
Quant au pouvoir des dealers, qui rend la vie insupportable dans certaines zones, est-on si sûr qu’il disparaîtrait avec la légalisation ? La délinquance ne naît pas de l’interdiction. Si tel était le cas, on devrait tout de suite assouplir le code de la route pour réduire le nombre d’accidents. On progresserait sans doute en asséchant le marché du cannabis. Mais cette délinquance se reportera immanquablement sur d’autres produits, franchement dangereux. On voit ainsi que l’alternative entre répression et laisser-faire nous renvoie à un débat simpliste. Il n’y a d’autre solution que de combiner sanction et prévention en évitant le yin et le yang des poncifs libertaires ou sécuritaires. Alors seulement les habitants de certains quartiers pourront retrouver une vie à peu près normale.
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Et a présent voila un des nombreux commentaires que ce texte a reçus.
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Je crois que nombre de ces "libertaires" si bien nommés (?) par cet édito n'ont plus du tout envie de rire de la politique actuelle. À côté de cela, faire croire que les "sécuritaires" sont Les conservateurs... et qu'un changement pourrait engendrer une démocratisation d'autres produits " du fait de l'offre (et non de la demande ? c'est peut être plus facile à expliquer aux lecteurs ?).... Et bien par cela, vous oubliez pour le moins d'intégrer l'histoire de la réduction des risques liés aux usages et aux débat et aux problèmes actuels. Vous faites de la spéculation.
Oui, il faut sortir de l'impasse qui tend à mettre dans un camps les "pour" et les "contre" La Drogue. Mais cet édito trace deux camps, c'est un autre paradoxe, le votre.
Vous parlez des Pays Bas, en trois mots, alors même que vous ne pouvez ignorer leurs débats populistes et surtout, en la matière, les conséquences du "narco-tourisme" qui les mène vers une nationalisation (avoir une carte bancaire néerlandaise par exemple) de leur tolérance, et non sa remise en cause.
Vous parlez de l'Espagne, éternelle rengaine qui se résume la plupart du temps au débat des années 90 et non de la situation actuelle (une répression qui a un autre visage qu'en France tant au niveau des consommateurs qu'au niveau par exemple de Marbella...)
Vous parlez d'exemples étrangers mais ne parlez pas non plus du point de vue courageux d'anciens dirigeants d'Amérique Latine (où les guerres aux drogues sont dans un autre registre non sans rapport avec l'UE et les USA, www.idpc.info), de ce qui se passe dans des États fédérés aux USA via le cannabis thérapeutique, ni non plus des effets positifs constatés par les pouvoirs publics de la dépénalisation au Portugal !!!
Vous osez, comme Manuel Valls insinuer que mieux vaut une hypocrisie et donc soi-disant la paix sociale à l'anarchie ? mais de quelle anarchie parlez-vous ? Vous n'avez pas l'impression que pour ce qui concerne une partie du marché des drogues ( que vous n'envisagez qu'à travers les quartiers populaires, ce qui est un peu bizarre...) nous sommes déjà dans une situation de capitalisme sauvage, voire barbare, ce n'est pas de l'autogestion.
Vous semblez ignorer un certain nombre d'analyses ayant et une stratégie de changement et des propositions concrètes bien éloignées des peurs véhiculées.
La moindre des choses pour un débat, c'est de pouvoir en parler et s'appuyer sur des connaissances fiables : quels sont aujourd'hui les recherches et les chercheurs indépendants ? Quel est l'investissement public dans la recherche publique par rapport à d'autres "problèmes publics" similaires ? Ce serait peut être intéressant de s'appuyer sur autre chose que des figures médiatiques traditionnelles pour parler du trafic, de la redistribution des richesses (avant leur importation en France, aux réseaux de distributions, les circuits financiers) :
c'est combien en vrai dans les quartiers populaires (et ailleurs !!!) et ça coûterait combien en politiques sociales ???
Vus les délires financiers des derniers temps (tant au niveau du secteur public que privé), je crois que votre vision de la paix sociale et des politiques alternatives devraient être sérieusement remises en cause. Mais les dogmes, d'un côté comme d'autres, ont une durée de vie indéterminées.
Il faut non seulement des connaissances, des informations mais il faut peut être également envisager de donner la paroles aux usagers qui alimenteraient l'économie du cannabis ? Majoritairement, ils sont quoi ces usagers adultes (des voleurs ou des gens qui travaillent, des citoyens ?), ils sont plus mauvais que leurs concitoyens abstinent au cannabis ? Ils méritent donc la situation actuelle ??? C'est ça le sens de votre projet ?
Combiner sanction et prévention ? Pour beaucoup aujourd'hui la répression est une prévention, vous n'énoncez à aucun moment l'idée de responsabilité, pourtant au coeur des politiques qui ont obtenues de vrais résultats.
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Monsieur Joffrin aurait dû réviser un peu sont sujet avant de pondre un amas de mots aussi inepte.
complètement a coté de la plaque ce Monsieur Joffrin
Mais les meme idées de la par du conseil pontifical de la pastorale de la santé cela n'est pas étonnant ,
ces gens la vivent dans un autre temps.
Rédigé par: poumpoum pouetpouet glouglou (surtout glouglou) | 27 octobre 2009 à 11:52
Que retranscris la présentation de la pastorale que j'ai reçue et lue.
"Que faire donc dans le domaine de la pastorale de la santé en ce qui concerne le problème de la drogue?
Beaucoup d'évêques,de prêtres, de religieuses,de jeunes toxicomanes ou non,se sont fait cette interrogation:
que pouvons nous faire,comme chrétien en face du monde de la drogue?
Avec le présent Manuel,le Conseil Pontifical pour la Pastorale de la Santé ne prétend pas donner une réponse définitive,mais des indications qui puissent aider dans le travail pastorale.Nous n'entendons pas proposer ici une méthode nouvelle,mais donner aux questions fondamentales une réponse simple,un guide pratique,pour agir pastoralement et qui,peut-être,pourra être utile à ceux-là mêmes qui,avec tant de dévouement et de sollicitude,se sont spécialisés en la matière.
Le Saint Père nous a indiqué trois actions à entreperndre pour affronter le problème de la drogue:
la prévention,
les soins
et la répression des "trafiquants de mort";
nous parlons ici seulement des deux premières,laissant aux gouvernements le soin d'affronter courageusement cette lutte sans merci contre la drogue,lutte à laquelle nous devons tous nous unir."
Rédigé par: Pierre | 03 novembre 2009 à 21:21