Deux article de presse nous démontrent encore une fois les dangres et les violence de la drogue et du cannabis. Sa légalisation envisagée multipliera les rixes et les assassinats
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Par ronan chérel du Journal le Sud-Ouest le 13 décémbre 2011
L'accusé est toujours présumé innocent.
La version électronique du quotidien de l'Aquitaine du jour même et aussi des six
jours précédents. Le tri des informations se fait par jour ou par édition.
Meurtre de Jennifer Charron : le parcours chaotique de l'accusé
L'examen du parcours et de la personnalité d'un accusé inflige parfois un rude coup, d'entrée, à ses défenseurs. Les avocats d'Abdelaziz Seridi, Me Francesca Satta et Me Jean Moulineau, ont pris quelques longueurs de retard, hier, lors de la première journée du procès de celui que sa famille et ses amis appellent usuellement Samir.
Seul accusé du meurtre de la jeune Jennifer Charron en avril 2007, Samir livre des réponses « assez évasives », « beaucoup d'évitement », « le souci de ne pas aller au fond des choses ». Ainsi l'a dépeint, devant la cour, le psychiatre Didier Lambert, l'un des deux experts appelés à compléter le portrait de l'accusé.
Sans affect »
L'expert a examiné Samir le 8 novembre 2007, soit quatre mois après son interpellation, sa mise en examen et son placement en détention provisoire. Abdelaziz Seridi n'est « pas un mythomane », « pas un pervers » non plus. Mais le docteur Lambert a pointé le « discours peu fluide » de l'accusé, un discours « manquant de spontanéité ».
« Détaché, sans affect », a surenchéri son confrère, le psychologue Sam Hamidi.
Au moins, Samir « n'était pas réticent » à s'entretenir avec un psychiatre. « Il s'est exprimé avec beaucoup de civilité », même, relève Didier Lambert, nuançant toutefois son appréciation : Abdelaziz Seridi, selon lui, s'exprime aussi « avec le souci d'en dire le moins possible sur lui ».
Abdelaziz Seridi pouvait difficilement faire plus mauvaise impression qu'en traduisant, à travers son discours, les éléments d'expertise présentés quelques minutes plus tôt. Lorsque la présidente de la cour d'assises, Nathalie Pignon, a repris dans l'après-midi son interrogatoire sur le parcours de l'accusé, laissé en suspens à l'heure du déjeuner, Samir s'est souvent révélé confus. Il s'est aussi montré « évasif ».
Il a « minimisé »
Celui à qui le psychiatre Didier Lambert prête « une personnalité fuyante, opportuniste et sachant composer avec les règles sociales », a souvent « minimisé », autre trait de son caractère relevé par les experts… et constaté par les jurés.
Abdelaziz Seridi minimise l'importance de ses relations sentimentales, l'ampleur des petits trafics dont il a souvent vécu, dont la vente de résine de cannabis. « J'en ai peut-être vendu une fois ou deux, pour payer ma consommation personnelle. »
« M. Seridi, dans ce dossier, nous avons 23 témoins qui disent vous avoir acheté du cannabis ou que vous trafiquiez », a jugé bon de lui signaler la présidente de la cour d'assises.
Abdelaziz Seridi vit depuis longtemps d'expédients. D'affaires et de trafics en tous genres. Tantôt de la revente de voitures achetées en Allemagne ; tantôt de vêtements de contrefaçon qu'il allait chercher en Italie, où il a vécu quelques mois ; tantôt du trafic de stupéfiants. « Jamais de grosses affaires », assure l'accusé.
Son enfance « au bled », à Guelma, en Algérie, qu'il juge lui-même heureuse, ne le prédestinait pas à ce parcours erratique qui est le sien depuis ses 24 ans, quand il a décrété que la France serait la terre de l'ascension sociale et professionnelle que ne lui offrait pas son pays.
En attendant le juge…
Débarqué en 1994 à Marseille, puis expulsé, Samir est revenu. À Bordeaux, il a surtout vécu de la revente de cannabis. Il a rencontré Annabelle, aussi, avec qui il est venu s'installer à Royan, en 2002. Un enfant non désiré a scellé le mariage. Huit séparations, un second enfant et des accès de violence plus tard, le couple a volé en éclats.
Professionnellement, Samir n'a jamais connu davantage de stabilité. En dernier lieu, le revenu minimum d'insertion était sa seule ressource officielle.
Mais une personnalité tortueuse et un parcours guère plus linéaire ne font pas, pour autant, d'un accusé un coupable. Les avocats d'Abdelaziz Seridi fourbissent leurs armes. Il leur faudra peut-être courber encore un peu l'échine aujourd'hui, qui verra passer à la barre des témoins, des amis de Jennifer, ses derniers logeurs, également, les époux Châtelier.
L'affect, que ne montre pas leur client de manière flagrante, jouera auprès des quatre femmes et des cinq hommes qui composent le jury. L'heure de la défense viendra, jeudi certainement, quand le juge d'instruction Serge Rey déposera à son tour. Lui, semble convaincu de l'innocence de Samir et le dira sans doute à la barre.
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Publié le 13/12/2011 | Béatrice Dillies
Règlement de compte sanglant à Vic-Fezensac
drogue
Que s'est-il passé 3 rue Notre-Dame, hier matin, à Vic-Fezensac? Les gendarmes devront le déterminer à l'issue de leur enquête. Seule certitude, un jeune de 28 ans s'est rendu au domicile d'un Vicois de 52 ans qui recevait deux personnes. Une bagarre a éclaté. Elle a fait deux blessés dont un grave. L'affaire concernerait le milieu de la drogue.
Hier matin, 10 h 15, au 3 rue Notre-Dame à Vic-Fezensac. Un homme de 33 ans dévale l'escalier extérieur d'une petite maison blanche louée depuis un an par un quinquagénaire. Il est torse nu. Du sang s'échappe d'un vilain coup de couteau au bras. Une jeune femme en débardeur est avec lui. De l'autre côté de la rue, un voisin observe la scène. Il les voit appeler. Et à 10h25, les gendarmes de Vic arrivent sur les lieux, suivis quelque temps après par des gendarmes de Jégun, du Psig, de la brigade de recherche d'Auch, par les pompiers, mais aussi par la procureure de la République et par le maire Michel Sanroma.........
Un différend dans le milieu de la drogue privilégié
Alix-Marie Cabot-Chaumeton a ouvert une enquête criminelle pour tentative d'homicide volontaire, hier, après la bagarre sanglante qui a opposé trois hommes, à Vic-Fezensac, enquête qui a été confiée à la brigade de recherche d'Auch et à la communauté de brigades de Vic. Après avoir été conduit à l'hôpital pour examen de contrôle, le locataire de la maison où se sont produits les faits a été placé en garde à vue. C'est le seul protagoniste de la rixe qui a pu être interrogé dans la journée. En effet, le Landais de 33 ans blessé au bras devait être opéré dans l'après-midi, à Auch. Quant à l'homme de 28 ans héliporté sur Toulouse, il devait lui aussi être opéré des coups de couteau reçus au cou, dans le dos et aux bras, mais ses jours ne seraient pas en danger. Comme les deux autres impliqués dans cette affaire, il est connu de la justice. Tous les trois ont déjà été condamnés plusieurs fois dans des affaires de drogue. Un poignard a été retrouvé sur la scène de crime. D'après des sources proches de l'enquête, il y avait beaucoup de sang dans la cuisine, mais le corps du jeune le plus sérieusement blessé aurait été retrouvé dans le séjour.


L'arme la plus dangereuse que possédait le tueur de Liège était le cannabis.
C'est cette drogue qui est à l'origine essentielle de ces assassinats.
Rédigé par : Philippe | 14 décembre 2011 à 18:40