Hélas l'actualité nous poursuit.
L'information spectaculaire et qui n'est malheureusement pas novatrice, de 2 enfants soumis à l'emprise de cocaîne par leurs parents, socialement et "culturellement" bien intégrés, nous rapelle que les individus sous influence de drogue intoxiquent souvent leurs proches.Nous connaissons tous l'image des populations qui, au IXX iéme siècle, mélangeaient leur" eau de vie"(!) au biberon des enfants pour les aider à dormir.Nous savons que certains marginaux partagent leur produits avec leurs animaux de compagnie.
Phénomènes encore une fois spectaculaires; mais que penser de la cruelle condition des enfants de parents sous influence du cannabis .
Non seulement ils subissent une intoxication passive , pire que celle du tabac,mais son cruellement très perturbés par le comportement de leurs parents.Ce qui est particulièrement injuste dans cette phase de l'histoire de l'invasion du cannabis, c'est que cette intoxication à grande échelle handicape des enfants très jeunes alors que leurs propres parents ont, eux ,rencontré le cannabis dans une époque de leur vie plus tardive, adolescente, à un moment où les dommages sur leur cerveau et le reste de leur corps pouvaient avoir moins d'influence délétère et à une période où les dealers dosaient moins fortement en THC le produit.
Qui se préoccupe du sort des enfants de consommateurs de cannabis ?
Est-ce parce-que le cannabis est toujours inconsciemment considéré comme une drogue douce ?
Pourtant, nous, les familles et les acteurs de la lutte contre le cannabis en particulier, nous savons tous les ravages que produit cette drogue sur les enfants.
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Les parents, interpellés et mis en examen, n’ont pas voulu s’expliquer sur l’origine de la contamination du frère et de la sœur. Ils se sont vu retirer la garde des enfants.
St.S. | Publié le 03.03.2012, 07h52
Un pharmacien de 34 ans et sa femme, cadre dans la grande distribution âgée d'une trentaine d'années, soupçonnés d’avoir donné régulièrement de la cocaïne à leurs enfants en bas âge, ont été mis en examen mercredi. | LP/ Mehdi Gherdane
Deux enfants âgés de 2 ans et 4 ans ont été retirés à la garde de leurs parents après que des médecins ont relevé d’importantes traces de cocaïne dans leur organisme. L’origine de l’exposition du frère et de la sœur n’a pas, pour l’heure, pu être déterminée. Le couple de Parisiens, bien inséré socialement, a été placé en garde à vue le 28 février dans les locaux de la brigade des mineurs (BPM) avant d’être mis en examen et placé
sous contrôle judiciaire, ainsi que l’a révélé hier Europe 1.Tout commence au mois de mai 2011.
Tiphaine*, 2 ans, est admise au service neurologie de l’hôpital Necker, situé dans le XVe arrondissement, en proie à de soudaines convulsions, aussi fréquentes qu’inexpliquées. Dans un premier temps, les médecins pensent avoir affaire à une énigme. Ils soumettent alors la petite fille à des analyses plus poussées. « Elle a fait deux nouvelles crises le 30 janvier et le 1er février. Les docteurs ont alors décidé d’expertiser ses cheveux, confie une source proche de l’affaire. D’importantes traces de cocaïne y ont été décelées. La présence de cette drogue a ensuite été confirmée par des analyses d’urine. » Les spécialistes du laboratoire scientifique de Garches (Hauts-de-Seine) concluent même à une exposition régulière de l’enfant à la cocaïne.
Son frère, Matthias, âgé de 4 ans, est alors à son tour, hospitalisé. Ce dernier souffre d’asthme, de phobies et d’hallucinations, dont l’origine demeure inconnue. Les résultats des divers examens auxquels il est soumis sont sans appel : les maux du garçonnet ont la même origine que ceux de sa sœur. Les médecins déterminent que les deux enfants subissent une absorption continue de ce type de stupéfiant. Alerté, le parquet des mineurs de
Paris charge les policiers de la BPM de déterminer les circonstances de la contamination de ces deux enfants, tandis qu’un juge délivre une ordonnance de placement provisoire. Tiphaine et Matthias sont retirés à la garde de leurs parents le 17 février. Ces derniers, âgés de 33 ans et 34 ans, n’ont pas voulu s’expliquer sur les conditions dans lesquelles leurs enfants avaient pu ingérer de la cocaïne.
Au
cours de la perquisition du domicile familial, situé dans le XVIIe arrondissement de la capitale, les enquêteurs, accompagnés d’un chien dressé pour la recherche de stupéfiants, ont décelé la présence de cocaïne qui avait été entreposée dans la conduite d’aération des toilettes. « Le père de famille, déjà connu pour usage de cocaïne, est pharmacien à Puteaux (Hauts-de-Seine) et la mère, diplômée d’une grande école, a un poste important dans la grande distribution, poursuit la même source.
Nous ne sommes pas du tout en présence de personnes désocialisées ou en rupture. »
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